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Sadran : « Je ne suis pas jaloux du PSG »

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Adversaire de Paris, ce samedi soir au Parc des princes (21 h), Toulouse est le premier club de Ligue 1 à affronter le PSG « version Ancelotti ». Rare dans les medias, son président, Olivier Sadran analyse la mutation opérée par son adversaire du jour.

Que vous inspire la mutation opérée actuellement par le PSG ?

La vraie mutation, personne n’en parle. Depuis une saison et demie, le PSG est devenu un club fréquentable. Les enfants peuvent aller voir les matchs, il n’y a plus de violence dans les tribunes. Pour l’image de la France et de Paris, c’est ce qu’il y a de plus important. Ce n’est pas ce que retiennent les gens mais moi, c’est ce que je retiens.

Que pensez-vous alors de l’arrivée de capitaux qataris ?

Pour ce qui est de l’arrivée d’investisseurs étrangers, c’est quelque chose d’intéressant. Cela va amener de la valeur ajoutée, des coups de projecteurs sur le football français. C’est bon pour tout le monde.

N'y a-t-il pas un risque qu’un gouffre se crée entre le PSG et les autres ?

Ce risque ne me dérange pas. A long terme, le Paris Saint-Germain arrivera à construire quelque chose de cohérent et de positif, comme est en train de le faire Manchester City en Angleterre. Quand on a des gens comme les Qataris qui tirent vers le haut, ils tirent tout. Ils tireront les droits télés, ils tireront plein de choses positives. Si on garde une certaine équité dans les répartitions, ce sera positif pour tout le monde. Je ne suis pas jaloux des capacités économiques des autres. On est très bien à notre place.

Un mot sur votre ancien joueur, André-Pierre Gignac, qui vit une saison compliquée à l’OM…

Gignac est un très bon footballeur. C’est quelqu’un qui a besoin de stabilité, d’être entouré et sans doute aussi d’une certaine sévérité dans son entourage. C’est un garçon qui réussira quand même. S’il voulait revenir à Toulouse, la porte serait grand ouverte car c’est un très bon joueur et un garçon charmant.

Seriez-vous prêt à l'accueillir pour le relancer ?

Ce n’est plus dans nos moyens mais s’il voulait faire une œuvre de bénévolat, la porte lui serait grande ouverte !