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Thiriez : « Dans le foot, il n’y a pas de vérité »

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Au lendemain du sacre du PSG, Frédéric Thiriez était de passage ce lundi matin sur l’ile de Beauté. S’il a tenu à féliciter le club de la capitale, le président de la Ligue de football professionnel ne pronostique pas pour autant une suprématie parisienne au cours des prochaines années.

Que vous inspire le sacre du PSG ?

C’est la joie pour Paris et les Parisiens. Après dix-neuf ans d’attente, le club de la capitale devient champion. Je crois qu’on peut dire que c’est un très beau champion. Il l’a mérité, il a fait un beau parcours. Il y a eu beaucoup de talents, bien sûr, mais aussi beaucoup de volonté, beaucoup d’envie. Hier, le match a été de très haut niveau et très égal des deux côtés. Les Lyonnais ont fort bien joué. Ce soir, j’aurai le plaisir de remettre le trophée (à partir de 18h30 au Trocadéro, ndlr), l’Hexagoal, au capitaine parisien (Thiago Silva) et j’en suis très heureux. Je suis très heureux aussi pour Nasser Al Khelaifi et pour Ancelotti, que j’apprécie beaucoup.

Voyez-vous le PSG s’installer au sommet de la Ligue 1 ?

J’ai retenu une bonne leçon que m’a donnée Michel Platini. Dans le foot, il n’y a pas de vérité. Rappelez-vous, pas cette saison mais celle d’avant : Paris était là, le nouveau Paris Saint-Germain. Tout le monde le donnait champion. Tous les sondages, tous les spécialistes donnaient Paris champion. Aucun n’avait donné Montpellier champion. Et c’est Montpellier qui a été champion. Dans le foot, il n’y a pas de vérité. Chaque fois, on redémarre à zéro, tous sur la même ligne. Il y a 38 journées et le meilleur gagne toujours à la fin.

Vous réjouissez-vous par ailleurs de la montée de Monaco en L1 ?

Nous avons une difficulté juridique et fiscale avec Monaco. Mais la montée de Monaco en Ligue 1 est une très bonne nouvelle pour le football français et pour la Ligue 1 en particulier. C’est un club historique qui a un palmarès formidable. Je me souviens encore de ce match à Monaco. Monaco-La Corogne en Coupe d’Europe. 8-3… 8-3 (en novembre 2003) ! On avait l’impression que le ballon était aimanté vers les buts. C’était exceptionnel. Il demeure que nous avons une difficulté liée aux avantages fiscaux dont bénéficie Monaco par rapport aux clubs français qui peut, soyons honnêtes, fausser l’équité du championnat. Il faut trouver une solution. Je suis persuadé qu’on la trouvera avec les dirigeants monégasques. Tout le monde se réjouit du retour de Monaco dans l’élite.