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Triaud : « Blanc et Gourcuff devraient rester à Bordeaux »

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Le président des Girondins de Bordeaux, Jean-Louis Triaud, évoque les dossiers chauds du club : la prolongation de contrat de Laurent Blanc, l’avenir de Yoann Gourcuff, ainsi que la polémique autour du transfert de Feindouno.

Jean-Louis Triaud, le contrat de votre entraîneur Laurent Blanc arrive à échéance à la fin de la saison. Allez-vous le prolonger ?
On souhaite le conserver, c’est clair. On en a parlé avec Laurent (Blanc), on lui a proposé de réfléchir à son avenir à Bordeaux, mais il nous a répondu qu’il n’avait pas l’habitude de négocier en cours de contrat. Nous avons donc convenu de nous revoir en fin d’année, ou début janvier. Plus vite on le saura, plus vite on sera satisfait. C’est aussi important de le savoir avant de discuter avec les joueurs d’éventuels prolongations, ou de quoi que ce soit d’autres d’ailleurs. Les joueurs ont aussi envie de savoir qui sera leur entraîneur l’année prochaine.

Comprendriez-vous qu’après deux saisons chez les Girondins, il veuille partir vivre autre chose ?
Si je pouvais lui donner un conseil en tant qu’homme, en oubliant mon titre de président, je lui dirais qu’il a fait -probablement- deux bonnes saisons à Bordeaux (la 2e est en cours, ndlr). Après cela, il aura sans doute des propositions. Peut-être d’un club comme le Bayer Leverkusen ou que sais-je… Mais s’il fait trois ou quatre saisons à Bordeaux du même niveau, ce ne sont pas les mêmes clubs qui viendront le voir. Il pourrait alors s’attendre à recevoir des propositions de Manchester, Barcelone, ou Madrid ! Peut-être aurait-il donc intérêt à mûrir encore un peu à Bordeaux, pour avoir un choix plus large dans quelques années…

Et concernant Yoann Gourcuff, allez-vous lever l’option d’achat de 15 millions d’euros souscrite auprès du Milan AC ?
Il sait qu’on serait content de le conserver. Maintenant, il attend peut-être de savoir quelles compétitions on disputera l’année prochaine avant de faire son choix. De toute façon, on n’est pas là pour lui créer des problèmes. On n’est là pour faire en sorte qu’il continue de s’épanouir. On sait qu’on a une option prioritaire, mais on ne fera rien sans son accord. Ne vous inquiétez pas, on saura faire valoir nos arguments. Au-delà du fait qu’il puisse avoir envie de connaître autre chose, il est jeune, il a le temps. S’il était resté à Milan cette année, il ne serait peut-être pas en équipe de France aujourd’hui. S’il reste avec nous et qu’il fait une belle Coupe du Monde, il aura sans doute plus intérêt à faire un choix en 2010, qu’en 2009.

Pour terminer, la LFP a rejeté votre demande de réévaluer le montant du transfert de votre ex-attaquant, Pascal Feindouno, de Saint-Etienne vers Al-Saad (Qatar). Vous semblez agacé par toute cette affaire…
Ce qui m’agace, c’est qu’on a vraiment tout fait pour aider Saint-Etienne quand ils ont pris Pascal Feindouno (en 2004,), alors qu’il est un peu parti contre notre gré. Premier exemple : les dirigeants de Saint-Etienne nous disent qu’ils le prendraient bien, mais seulement en prêt avec option d’achat car ils n’avaient pas les garanties financières pour un transfert. On leur fait donc un prêt avec option d’achat, pour leur faciliter les choses ! Comme le prix proposé par Saint-Etienne ne nous convenait pas, on s’est mis d’accord sur une plus-value partagé (50% sur le futur transfert, ndlr). On a aussi dit que si Saint-Etienne prolongeait le joueur, le club devait nous donner une indemnité complémentaire d’un million d’euros. (En effet si l’ASSE gardait Feindouno à vie, on aurait été lésé puisqu’il n’y aurait pas eu d’autres indemnités de transferts.) Il prolonge Feindouno, et là Bernard (Caïazzo, co-président des Verts) me demande une réduction pour ne payer que 750 000 euros. Chose que nous avons spontanément accepté… On a donc tout fait pour que ce soit facile pour eux, et là je n’ai pas l’impression qu’on ait été payé en retour.

La rédaction - Luis Attaque