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Triaud : « Du mal à comprendre »

Jean-Louis Triaud

Jean-Louis Triaud - -

Après son match nul face à Reims (0-0), mercredi lors de la 7e journée de L1, Bordeaux a basculé dans la zone de relégation. Une situation qui contrarie Jean-Louis Triaud. Même si le président des Girondins refuse de dramatiser.

Jean-Louis Triaud, après ce nul face à Reims, votre équipe est tombée dans la zone de relégation (18e). Que vous inspire cette situation ?

Si on regarde le classement, ce n’est pas terrible. Mais ça serait plus inquiétant si on était à la 37e journée. Heureusement, il reste encore des matchs. J’ai du mal à comprendre comment on peut faire une première mi-temps aussi affligeante et attendre la deuxième mi-temps pour commencer à jouer et tenter quelque chose. C’est assez contrariant.

Qu'est-ce qui ne fonctionne pas selon vous ?

Si je connaissais le football à ce point, il y a longtemps que j’aurais corrigé le tir. Mais il y a un moment où le terrain appartient aux joueurs. Ce n’est pas fait injure à l’équipe de Reims que de penser qu’on pouvait faire nettement mieux. Ça peut arriver de manquer d’adresse ou que le gardien adverse sorte tout. Ce qui n’est pas acceptable, c’est cette première mi-temps totalement indigeste, où on a strictement rien vu. Il n’y a pas eu de mouvements, pas de proposition de jeu, pas trois passes de suite… C’est étonnant.

Ce n'est pas la première fois que votre équipe propose ce genre de spectacle...

Oui, mais à l’inverse, on a aussi fait de bonnes périodes. Il faut peut-être leur expliquer qu’un match de football, c’est 90 minutes. Je ne sais pas. Mais je suis persuadé qu’on n’est pas à notre niveau. Cette équipe a un potentiel supérieur à ce qu’elle a montré, notamment en première mi-temps. On est 18es à la 7e journée, c’est anecdotique. On ne va pas non plus verser dans le catastrophisme. On va s’appliquer pour essayer de tirer autre chose de ce groupe et de faire en sorte qu’ils donnent le maximum de leur potentiel dès le coup d’envoi.

Vous gardez votre sérénité...

Tout à fait. Que voulez-vous que je fasse d’autre ? On n’a pas trop le choix. C’est garçons ont montré autre chose dans le passé, avec une équipe quasi-similaire. Ne serait-ce qu’en défense. On a déjà pris dix buts alors que l’année dernière, on était la troisième meilleure défense du championnat. Ce sont les mêmes. On ne les a pas changés.

Peut-on parler de crise à Bordeaux ?

Qu’est-ce que ça veut dire crise ? Si c’est une crise de nerf, où on se roule par terre et on s’envoie des insultes, vous ne verrez pas ça. On n’est pas satisfait d’une équipe qui n’arrive pas à exprimer tout son potentiel. Quand on veut jouer une compétition, il faut être à plus de 100% de nos capacités. Sur cette première mi-temps, on était à 10%, ce n’est pas acceptable.

Vos joueurs ont-il un manque d'envie ?

Je ne crois pas. Ils ne sont pas très heureux de ce résultat. Ils n’ont pas eu l’air de s’en moquer. Il y a pour l’instant une espèce de blocage. Il faut peut-être enchainer un ou deux bons résultats pour que la confiance revienne. C’est une équipe qui se cherche. Mais elle ne devrait pas parce qu’elle a quand même pas mal d’expérience et de vécu en commun.

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Propos recueillis par Olivier Schwarz