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Trophée des champions : et le PSG se réveilla !

Zlatan Ibrahimovic

Zlatan Ibrahimovic - -

Dominateur avant de se casser les dents sur des Bordelais parfaitement repliés et opportunistes, le PSG s’est fait peur face à Bordeaux avant d’arracher son troisième Trophée des champions ce samedi à Libreville (2-1). Ongenda et Alex ont délivré les Parisiens.

Laurent Blanc espérait « commencer à gagner », ce samedi soir, avec le PSG. Pour son premier match officiel avec le champion de France en titre, le « Président » voulait marquer son territoire et lancer idéalement l’exercice 2013-14 par un titre. Si le Cévenol a vu son souhait exaucé à Libreville, remportant son troisième Trophée des champions, après ceux acquis en 2008 et 2009 avec… Bordeaux, il sera passé par toutes les émotions samedi soir, face à son ancienne équipe. Car Paris, c’est le moins qu’on puisse dire, a souffert pour s’adjuger son premier trophée de la saison (2-1). Il le doit en grande partie à un jeune plein de culot, Hervin Ongenda, adoubé par Ibrahimovic au soir du match amical remporté face à Hammarby (2-0) et mis en orbite par Zlatan lui-même pour l’égalisation des siens (81e) au terme d’une superbe action à trois. Et à un coup de boule magistral d’Alex dans le money time (90e+5).

Paris a eu chaud donc. Très chaud. Face à des Bordelais privés de nombreux cadres (Henrique, Bréchet, Planus suspendus, Rolan, Diabaté et Faubert blessés) et obligés d’aligner une défense centrale expérimentale (Sertic-Sané), le PSG a répondu au scénario attendu. Dominateur, il empile les occasions franches (tête manquée de Thiago Silva, 11e, face-à-face perdu de Lavezzi contre Carrasso, 13e). Sans scorer. Bordeaux souffre mais ne rompt pas. Les Girondins n’avaient pas les joueurs du Real Madrid, comme le rappelait Francis Gillot la veille en conférence de presse. Mais ils avaient le même souci, comme les Espagnols, d’exploiter les faiblesses en contre-attaque du club de la capitale, souhait manifeste de Francis Gillot. Mission accomplie par les siens lorsque Nicolas Maurice-Belay, au profit d’un manque d’agressivité d’Alex et à une apathie surprenante de Jallet, trouve victorieusement la tête de Saivet dans la surface (38e, 0-1).

La délivrance d’Alex

Surpris, les hommes de Laurent Blanc peinent à refaire surface. Ce n’est ni Pastore, pas dans un grand soir, ni Lavezzi, de nouveau maladroit et peu enclin, pour le moment, à éloigner l’ombre grandissante d’Edinson Cavani, qui secouent le cocotier parisien. Zlatan Ibrahimovic veut bien endosser le rôle du sauveur mais sa tête égalisatrice est refusée, injustement, pour un hors-jeu inexistant (79e). Qu’à cela ne tienne. Cinq minutes plus tard, le Suédois offre la balle d’égalisation à Hervin Ongenda. Avant qu’Alex ne plie définitivement l’affaire, lui si peu convaincant sur le but bordelais mais surpuissant dans les derniers instants du temps additionnel (90e+5), pour arracher le Trophée des champions.

Bordeaux et Francis Gillot peuvent avoir le masque. Leur pari était presque réussi. Solidaires, volontaires, les Girondins étaient même passés tout près du break sur une incroyable percée d’André Poko, survolté pour ce choc dans son pays natal (58e). Mais le destin de cette rencontre en aura décidé autrement. L’histoire de ce match retiendra que Laurent Blanc a enregistré son premier succès parisien dans la douleur. Un accouchement difficile, au mental et grâce au culot de la jeunesse mise à sa disposition, mais suffisant pour pouvoir entamer la saison de belle manière. A confirmer dès vendredi soir (20h30), à Montpellier.

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A.D