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Valbuena : « Donnez-moi une bonne raison d’être jaloux de Thauvin ? »

Mathieu Valbuena

Mathieu Valbuena - Crédits photo : nom de l'auteur / SOURCE

C’est un Mathieu Valbuena très remonté qui s’est présenté en conférence de presse. Le meneur de jeu de l’OM a tenu à régler ses comptes avec les médias. Et à mettre un terme au débat sur son implication actuelle dans le jeu phocéen.

Mathieu, on vous sent très énervé...

Aujourd’hui, je suis un invité surprise. Je ne devais pas venir ici. Je viens juste parler pour rétablir certaines vérités. J’entends beaucoup de choses sur moi ces derniers jours qui ne font pas plaisir à entendre. J’entends dire que « Valbuena déprime », « le malaise Valbuena », « le mystère Valbuena ». Je vous le dis : il n’y a aucun mystère. On veut dire plein de conneries, plein de choses qui sont injustes. Je ne viens pas en victime. Je ne viens pas du tout ici en victime. Ça vient souvent de la source de RMC. Vos sources à RMC, elles ne sont pas bonnes parce le mec, il en débite des conneries à la minute… On dit que je suis esseulé, que je ne fais pas de passes à telle personne, à Thauvin, à André Ayew, à Dédé Gignac. Je ne joue par rapport à la gueule du client. Au début, quand on me dit ça, moi je pense que c’est une caméra cachée… je ne vous le cache pas.

N'empêche que les statistiques sont là.

Vous dites ce que vous voulez sur mes performances. Il n’y a pas de problème. J’encaisse. Mais après, quand c’est sur un comportement, une attitude… Apparemment, j’aurais un contentieux et une forme de jalousie à l’égard de Thauvin… Donnez-moi une bonne raison d’être jaloux de Thauvin. Je n’en ai pas. Donnez-moi en une. Moi, je n’en ai pas. Ce sont des choses comme ça qui me dérangent. Et je vous le dis, ce sont des choses que je ne peux pas laisser passer.

On a le sentiment de l'extérieur que vous vous préservez pour la Coupe du monde.

Ça fait huit ans que je suis à l’Olympique de Marseille. Je pense que j’ai toujours mouillé le maillot et qu’à chaque fois que je suis sur le terrain, je mouille le maillot. Oui, aujourd’hui, je n’ai pas de bonnes statistiques. Cinq passes décisives, deux buts : c’est nul. Je le dis. Je balaie devant ma porte. Il n’y a pas de souci. Après, qu’on remette en cause mon investissement, ça je ne peux pas l’accepter. Qu’on me dise aujourd’hui que j’ai la tête à l’équipe de France et à la Coupe du monde, oui j’ai la tête à la Coupe du monde. Si vous voulez le savoir, tous les jours j’y pense à la Coupe du monde. Il n’y a pas de soucis. Mais après qui n’y pense pas ? N’importe quel joueur y pense. Cela ne m’empêche pas de tout donner avec l’Olympique de Marseille.

Pourquoi cela ne marche pas ?

Il ne faut pas oublier et avoir la mémoire courte. Toutes les années que j’ai passées ici, j’ai fait preuve de régularité. J’ai beaucoup apporté au club et le club m’a beaucoup apporté aussi. Il faut être juste. Après beaucoup de gens ont dit que j’avais la tête à la Coupe du monde, certains n’auront jamais la possibilité d’en faire une. Probablement jamais. Quand on est un compétiteur, et je le suis, oui on y pense à la Coupe du monde. Mais ce n’est pas un mal d’y penser. Aujourd’hui, on veut trouver un bouc émissaire. Comme il n’y a pas de résultats à l’Olympique de Marseille, Valbuena en prend plein son grade (sic). J’aimerais être aussi performant à l’OM que je ne le suis en équipe de France. Mais le football est un sport collectif. Et aujourd’hui, j’ai besoin d’un collectif. On ne va pas se le cacher. Aujourd’hui, à l’OM, on n’est pas bon collectivement. Vous le voyez.

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Propos recueillis par F.Ge à Marseille