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Valenciennes, la révolution de velours

Grégory Pujo

Grégory Pujo - -

Un nouveau stade, un nouvel entraîneur, un nouveau président : le club nordiste entre cette saison dans une nouvelle ère. Mais avec un effectif quasiment inchangé, Valenciennes n’entend pas griller les étapes. Et visera encore le maintien.

Doucement mais sûrement, Valenciennes s’installe dans le paysage du football français. Cinq saisons après son retour parmi l’élite, le club nordiste affiche une bonne santé et s’est même fait une solide réputation sur le plan du jeu avec Antoine Kombouaré, puis Philippe Montanier. Cet été, la formation valenciennoise a pourtant tourné une page importante de son histoire. Après avoir nommé Daniel Sanchez, ex-coach de Tours, à la place de Montanier, parti cet à Real Sociedad, VA a inauguré contre Dortmund (défaite 1-0) sa nouvelle enceinte, le stade du Hainaut (25.000 places). Et ce n’est pas tout ! Après sept saisons aux commandes, le président Francis Decourrière a passé le témoin à Jean-Raymond Legrand (54 ans), son ex-vice-président. Des changements importants qui n’ont pourtant pas bouleversé la vie du club nordiste.

Sanchez : « Entrer dans une nouvelle dimension »

Arrivé du FC Tours, club qu’il a fait grimper de National en L2, Daniel Sanchez (57 ans) n’a pas l’intention de faire le grand ménage : « Je travaille dans une certaine continuité, explique-t-il. A l’image de ce qui a été fait par Kombouaré et Montanier, on aura le souci de produire du jeu. Et puis, il y a un nouveau stade. On peut entrer dans une nouvelle dimension. » N’allez pourtant pas croire que VA veut jouer dans la cour des grands. « Le premier objectif est de se maintenir le mieux possible, confirme Sanchez. La pérennité du club en L1 est très importante. Bien sûr, ce serait super de finir dans la première partie de tableau. Mais on a d’abord besoin de prendre des points pour travailler sereinement. On souhaite aussi faire quelque chose dans les Coupes. VA n’en a jamais gagnées. C’est aussi un objectif. Ce serait un plus que d’emmener le club en finale. »
Avec un groupe qui n’a perdu que Bisevac comme élément important (voir encadré), Valenciennes ne part pas dans l’inconnu : « Les joueurs se connaissent bien, assure Sanchez. C’est intéressant mais on ne doit pas tomber dans un certain confort. Il doit aussi se remettre en cause. Soyons vigilants. »

La phrase

Daniel Sanchez : « On ne s’est fixé aucune limite. »

Le titre de l'encadré ici

Qui pour remplacer Bisevac ?|||

A une semaine de la reprise sur la pelouse de Caen, l’entraîneur valenciennois s’active pour trouver un remplaçant à Bisevac, parti au PSG : « On a une piste sérieuse en L1 et une autre à l’étranger, explique Daniel Sanchez. On cherche un joueur expérimenté qui nous apporte sa maturité. » Le Lensois Alaeddine Yahia (29 ans) serait dans ses petits papiers. A l’étranger, VA suit de très près le Serbe Sloboban Rajkovic (22 ans) qui appartient à Chelsea et avait été prêté à Vitesse Arnhem la saison passée. « Je souhaite aussi un renfort en attaque, ajoute le coach nordiste. Notamment sur les côtés où je ne peux m’appuyer que sur Gaël Danic et Mathieu Dossevi. On n’a pas beaucoup de solutions de rechange. » VA aimerait se faire prêter le jeune Japonais d’Arsenal Ryo Miyaichi (18 ans). Le joueur avait été prêté la saison passée à Feyenoord (Pays-Bas).