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Van der Wiel, le jeu et le « je »

Gregory Van der Wiel

Gregory Van der Wiel - -

Absent vendredi soir contre Toulouse, l’arrière droit néerlandais Gregory Van der Wiel a été présenté ce jeudi au Parc des Princes. Sûr de lui, ce défenseur très offensif est venu au PSG pour jouer. Et il le dit.

Talentueux et arrogants, voilà les deux adjectifs qui collent à la peau des joueurs de foot néerlandais depuis toujours. Avec Gregory Van der Wiel, le PSG n’a pas trouvé l’exception qui confirme la règle. Ou plutôt le cliché. Présenté ce jeudi au Parc des Princes, la dernière recrue du mercato parisien affiche une assurance peu commune dans le championnat de France. L’ancien arrière droit de l’Ajax Amsterdam (24 ans) sait qu’il doit piquer la place du capitaine parisien, Christophe Jallet, pour entrer dans le onze type de Carlo Ancelotti. « Je suis venu ici pour jouer, pas pour être numéro deux, lâche-t-il sans hésiter. Cette concurrence est une bonne chose. Elle me permettra d’être encore meilleur. Je connais mes qualités. »

Celui qui a inscrit son premier but avec les Bleus, mardi contre la Biélorussie (3-1), peut légitimement se faire de souci. Car si Van der Wiel est indisponible pour la réception de Toulouse, ce vendredi soir (20h45), Carlo Ancelotti pourrait très vite lancer son nouveau défenseur. Il le tient en tout cas en très haute estime et assure qu’il fera jouer à fond la concurrence. « Il y en a à tous les postes, insiste le coach italien. Jallet est un joueur très professionnel. Il connait les objectifs du club. On doit être compétitif. Gregory est un joueur fantastique, avec beaucoup d’expérience. Christophe doit être content car, avec Gregory, l’équipe est meilleure. »

Ancelotti : « Avec Van der Wiel, l’équipe est meilleure »

Méconnu en France, le Batave est un joueur confirmé aux Pays-Bas, où il compte déjà 35 sélections avec la sélection néerlandaise. Technique, vif et surtout très rapide, il colle parfaitement au stéréotype du latéral hollandais. « J’ai une vision offensive de mon poste. Je cours beaucoup vers l’avant pour pouvoir centrer. Sur le plan défensif, j’essaie de surveiller l’attaquant qui est dans ma zone », développe celui qui affirme ne pas avoir de modèle mais apprécie beaucoup le Barcelonais Daniel Alvès.

Dans un anglais très correct, Van der Wiel a ensuite enchaîné les banalités d’usage : « C’est un honneur pour moi d’être ici (…), les joueurs m’ont très bien accueilli (…), le PSG est un grand club qui est sur la bonne voie pour remporter des titres. » Avec Van de Wiel sur le terrain, aurait presque-t-il pu ajouter…

Aurélien Brossier avec JS