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Zlatan, l’insoluble équation ?

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Zlatan Ibrahimovic réalise un début de saison canon. Auteur de 7 buts en 5 matchs sur le sol national, il semble déjà avoir mis le championnat de France à sa botte et provoque l’emballement. Dans Luis Attaque, le Carré Magique s’est penché sur son cas.

La solution pour désamorcer la bombe Ibrahimovic reste pour le moment inconnue sur les pelouses de Ligue 1. Le record de réalisations sur une saison, propriété de Josip Skoblar depuis la saison 1970-71 (44 buts) lui est même promis par certains, à l’image de Guillaume Hoarau, son partenaire au PSG. « Il est vraiment fort. Il fait peur quand il a le ballon, il impressionne tout le monde, juge l’attaquant parisien. Ça ne me surprendrait pas qu’il batte un record de buts cette année. »

S’il a également succombé à la « Zlatan-mania », Ali Benarbia, membre du Carré Magique RMC ne croit pas que la marque du Croate va tomber. « Je ne le vois pas dépasser les 27-28 buts, il ne va pas continuer sur les mêmes bases, pense l’ancien Bordelais. Le championnat de France est quand même embêtant défensivement pour beaucoup de joueurs. » Son compère Olivier Dacourt se montre un peu plus généreux. « Face aux défenseurs italiens rugueux et tactiquement bien en place, il a mis 28 buts (en 32 matchs la saison passée au Milan AC, ndlr) donc il peut en marquer, avance l’ex-international français. Je le vois bien mettre 30-35 buts voire 40. A côté de lui, il n’y a pas des peintres, ce sont de très bons joueurs donc il peut recevoir de bons ballons en situations favorables. »

La Ligue 1, une victime parmi d’autres

Toutefois, la Ligue 1 n’a pas à rougir de son statut de martyr. Meilleur buteur de Série A en 2009 (25 buts) comme la saison dernière (28 buts), l’attaquant suédois a plané sur l’Italie et marque plus d’un but tous les deux matches depuis 2007, partout où il passe. Même son « échec » barcelonais s’est soldé par 24 réalisations en 39 rencontres disputées… Pour Grégory Coupet, «il faut éviter qu’il ait le ballon, parce qu’il se délecte du duel. S’il ne reçoit pas le ballon, par contre, il peut s’énerver contre ses coéquipiers et lâcher le match », décrypte le natif du Puy-en-Velay.

Dacourt, partenaire du phénomène suédois à l’Inter Milan (de 2006 à 2009, ndlr) opte plutôt pour « la solution collective. Il faut que les équipes adverses soient très en bloc. Quand il était à l’Inter, certaines équipes ont mis des chiens de garde… Mais il va trop vite », argumente celui qui a terminé sa carrière au Standard de Liège. Motif d’espoir tout de même pour ses adversaires : le Scandinave est quelque peu fragile. Il a manqué six matchs la saison passée, neuf les deux précédentes. Les équipes de Ligue 1 pourront donc toujours prier pour croiser le PSG à ce moment-là.

Jérôme Carrère