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AJ Auxerre : Guy Roux ne veut pas de Jean-Pierre Papin comme entraîneur

Guy Roux

Guy Roux - AFP

Jean-Pierre Papin devrait être nommé, ce lundi, entraîneur d’Auxerre. Une arrivée que de nombreux membres du club ne comprennent pas, à l’image de Guy Roux, l’ancien coach emblématique de l’AJA.

La nouvelle a fait l’effet d’une bombe sur les bords de l’Yonne. Ce mercredi, l’arrivée de Jean-Pierre Papin à Auxerre était annoncée. Dans le rôle de directeur sportif, d’ambassadeur mais aussi… d’entraîneur. C’est cette dernière casquette qui fait débat, puisque le travail de Cédric Daury, arrivé en octobre pour remplacer Viorel Moldovan, est loué par tous au sein du club.

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Membre de l’association, qui est actionnaire minoritaire de l’AJA, Guy Roux ne comprend pas pourquoi les nouveaux propriétaires chinois ont décidé de nommer « JPP » entraîneur, sans en avertir les dirigeants en place. « Ce n’est pas encore définitf, ce n’est pas signé. Mais je trouve que Jean-Pierre Papin entraîneur, c’est inapproprié, déclare le mythique coach auxerrois à France 3 Bourgogne. Il est parfait pour le rôle d’ambassadeur et de directeur sportif. En plus, Cédric Daury a fait un travail formidable. On a perdu un match sur 9 (propos recueillis avant la défaite sur le terrain du Gazélec Ajaccio, ce vendredi, ndlr), on est qualifié en 16e de finale de la Coupe de France. Je ne pense pas qu’on puisse trouver mieux. »

« Ils parlent chinois, nous on parle bourguignon »

« Visiblement, les Chinois prennent des décisions alors qu’içi nous ne sommes pas de leur avis, poursuit-il. Ils parlent chinois, nous on parle bourguignon. C’est encore plus dangereux d’avoir trois entraîneurs dans une saison. Les joueurs ne s’y retrouvent pas. »

Guy Roux, qui a aussi assuré qu’il n’y avait « pas de raison de mal recevoir » Papin, a également trouvé maladroit l’annonce du Ballon d’Or 1991, selon laquelle cinq ou six joueurs allaient arriver dans ses bagages. « Cette annonce est complètement abracadabrantesque, comme dirait Jacques Chirac, lance Roux. On a déjà un mal fou à en faire venir un. L’important, c'est qu’on est 19e, et qu’on doit finir au moins 17e. » Ce n’est pas gagné…

Alexandre Alain Rédacteur