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Aulas veut éteindre l’incendie

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Malgré la défaite contre Saint-Etienne (1-0), le président lyonnais a renouvelé dimanche sa confiance en Claude Puel. Avant le déplacement à Tel-Aviv mercredi en Ligue des champions, « JMA » occupe le terrain médiatique. Son objectif : mettre un terme à la crise.

C’est déjà l’une des images fortes de la saison. Jean-Michel Aulas face au kop lyonnais, tentant d’apaiser la rage de 2 500 supporters furieux après la défaite de l’OL face à Saint-Etienne à Gerland (1-0). « Ce n’était pas la solution la plus facile et il fallait du courage, souligne le président du club rhodanien. Mais je l’ai fait parce qu’ils le méritent. Ils font partie intégrante de la vie d’un grand club. Ils seront derrière nous si on arrive à redresser la situation. »

JMA n’a pas son pareil dès qu’il s’agit d’éteindre un incendie. « Eux (les Stéphanois), ils jouent la Ligue des champions sur PlayStation », a-t-il crié aux supporters, comme pour leur signifier que l’OL gardait quelques longueurs d’avance sur l’ennemi stéphanois. Sur le terrain médiatique, JMA a rarement été aussi présent que ces huit derniers jours. Or lorsqu’Aulas monte en première ligne, c’est que « son » OL ne tourne pas rond.

« Quand on a une qualité de jeu comme celle-là, on peut espérer redresser la situation »

Ce dimanche, le patron lyonnais était partout. Son objectif ? Défendre la position plus que fragilisée de son entraîneur, Claude Puel, dont une majorité du public réclame désormais la démission. Pour JMA, la prestation pleine d’envie des Gones samedi soir démontre que les joueurs n’ont pas lâché leur coach. « Quand on a une qualité de jeu comme celle-là, on peut espérer redresser la situation, optimise-t-il. Nous ne sommes pas encore à l’arrivée. »
Aulas a donc appelé Claude Puel avant d’avoir une autre discussion avec lui au décrassage. Et les deux hommes devaient se revoir dans l’après-midi !

Malgré la 17e place, JMA ne veut pas changer d’une virgule son discours : « Il ne sert à rien de précipiter les choses. On ne prend pas des décisions pour faire plaisir aux médias ou aux supporters, mais pour essayer d’avoir la meilleure performance possible. Est-ce une bonne chose de changer d’entraîneur quand un club est en crise ? Je n’en suis pas certain. » La « positive-attitude » du président lyonnais peut-elle porter ses fruits ? Dimanche au décrassage, Briand, Diakhaté et Cissokho ont en tout cas été applaudis lorsqu’ils sont sortis s’échauffer.

Alors que les Lyonnais s’envolent ce lundi pour Tel-Aviv afin d’y affronter l’Hapoël mercredi en Ligue des champions, Aulas tient cependant à maintenir la pression sur ses troupes et notamment son entraîneur : « Tout cela ne veut pas dire que Claude Puel sera maintenu, a-t-il aussi précisé. Il faut gagner à Tel-Aviv et se remettre du bonheur dans le cœur. » Et si le redressement lyonnais débutait en terre promise ?

AB avec JS