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Avant Manchester City, comment Schalke a plongé dans la crise cette saison

Club en vogue l’année passée, Schalke 04 traverse une crise sans précédent. Largué en Bundesliga, battu par Manchester City en 8e de finale aller de Ligue des champions (3-2), le club allemand retrouve les Skyblues ce mardi (21h, à suivre en exclusivité sur RMC Sport). Un défi impossible, pour sauver une saison terriblement morose.

Schalke 04 joue avec les nerfs de ses supporters. Très en vue la saison passée, et chatoyant deuxième de Bundesliga derrière l’intouchable Bayern, le club de Rhénanie-du-Nord est depuis méconnaissable. Miné par une confiance en berne, les hommes de Tedesco n’ont remporté que six matchs de championnats en 25 journées (14 défaites). 14e de Bundesliga, ils ne comptent aussi que quatre points d’avance sur le Stuttgart de Benjamin Pavard, 16e et premier barragiste.

Stambouli a cristallisé les tensions

Un bilan aux antipodes de ce qui était prévu en début de saison, alors que Schalke 04 était programmé pour concurrencer le Bayern Munich, et ramener un premier titre de champion depuis 1958. Les épisodes inquiétants s’enchaînent à la Veltins-Arena, où les Mineurs ne sont jamais souverains. Dernier cas symptomatique, la tension entre les fans et Benjamin Stambouli.

Capitaine depuis la mise au ban du gardien Fährmann, l’ancien Parisien a été sommé par les ultras de rendre son brassard à l’issue de la nouvelle débâcle contre Düsseldorf à la Veltins-Arena (0-4). "C'est très difficile pour moi. Nous ne sommes que de petits joueurs, si vous comparez avec la grandeur du club. Mais je donnerai tout pour Schalke", avait soufflé Stambouli après ce coup de théâtre.

Un coach sur le fil

Une réaction pleine d’émotion qui n’a pas changé la donne à Gelsenkirchen. Schalke a perdu cinq fois lors des six derniers matchs de championnat. Et son entraîneur Domenico Tedesco ne trouve toujours pas la solution. Deuxième plus jeune coach de Bundesliga (33 ans), Tedesco a été régulièrement conforté par ses dirigeants cette saison mais son bilan provoque l’ire des supporters bleus et blancs.

Son 5-3-2, composés d’anciens de la Ligue 1 (Hamza Mendyl, Salif Sané) n’apporte ni stabilité ni garanties à ses hommes, trop souvent rattrapés par des flottements d’équipe en crise. Surtout, les départs des valeurs sûres Kehrer (au PSG) ou Höwedes (Lokomotiv Moscou) n’ont jamais été compensés.

Le salut passe par l’Etihad

La situation du technicien allemand pourrait être réglée après le 8e de finale retour face à Manchester City (2-3 à aller). Dernier bonbon dans une saison morose, la Ligue des champions a aidé Schalke 04 à sortir la tête de l’eau en phase de groupes. Les Allemands étaient sortis d’un groupe D abordable, en compagnie du FC Porto.

Contre les Skyblues, ils s’étaient signalés en menant à la pause (2-1), grâce à un doublé de Nabil Bentaleb sur penalty. L’Algérien est d’ailleurs le seul à surnager dans le chaos cette saison (8 buts). En supériorité numérique à la 68e minute après l’expulsion d’Otamendi, les hommes de Tedesco avaient craqué, rattrapés par leurs envahissants démons. Comme un symbole, le bijou formé au club, Leroy Sané (85e) avait puni Fährmann (de nouveau capitaine), avant que Sterling n’achève le club local dans le temps additionnel. Schalke est désormais aux portes de l'élimination. 

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PL