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Barça-PSG : Paris en a rêvé si fort

Pedro a crucifié les Parisiens

Pedro a crucifié les Parisiens - -

Alors qu’il avait ouvert le score, le PSG s’est finalement fait rejoindre par le Barça (1-1) et quitte la Ligue des champions des regrets plein la tête, après avoir mis à mal son hôte catalan. Le but de Pastore n’aura pas suffi...

La déception dans les yeux parisiens au coup de sifflet final est à la mesure de l’exploit qu’ils ont, longtemps, très longtemps même, cru pouvoir réaliser. La fierté d’avoir fait vaciller le grand Barça n’effacera bien sûr pas la désillusion après avoir mené et malmené un adversaire presque invincible sur ses terres (2 défaites en 84 matches), mais les faits restent là : Paris a fait un grand match et peut désormais prétendre, sans rougir, au statut de place forte du football européen.

Entre la gloire et les regrets, la frontière est ainsi bien mince. Un Valdes des grands soirs, un Messi suffisamment remis pour rentrer à une demi-heure de la fin et faire basculer la rencontre, et un manque de tranchant au moment de conclure, avec une bonne demi-douzaine d’occasions semées en route sur l’ensemble des deux matches. Bien trop, face à une équipe d’un tel calibre, muselée pendant près d’une heure (premier tir cadré à la 65e), mais finalement qualifiée, sans remporter le moindre match sur cette confrontation aller-retour.

Et Messi fit son entrée…

Les dix premières minutes n’incitaient pourtant pas à l’optimisme côté parisien. Imprécis, maladroit et timoré, le PSG semble tendre la joue, prêt à recevoir la gifle que beaucoup leur promettaient. Lentement d’abord, puis très sûrement, les hommes de Carlo Ancelotti finissent pourtant par sortir de leur coquille. Jusqu’à multiplier les occasions franches. Lavezzi manque son face-à-face (24e), Lucas (28e) puis Alex (29e) smashent leur tête en lucarne, obligeant Valdes à sortir le grand jeu. Au fil des minutes, la menace se précise. L’ouverture du score de Pastore (50e), sur un une-deux au long court avec Ibrahimovic, est donc aussi belle que logique.

Conséquence immédiate : l’espoir s’immisce plus sérieusement que jamais dans les rangs franciliens. La médaille a pourtant son revers. Un revers un en or, nommé Lionel Messi. L’Argentin fait son entrée (62e) et ne tarde pas à se mettre en évidence. Trop d’aura. Trop de talent. Son accélération dans l’axe déstabilise l’arrière-garde du PSG, et permet à Villa de remiser pour Pedro, à l’entrée de la surface (71e). Mouche. A nos actes manqués. Rideau sur un quart de finale épique, passionnant et sévère pour Paris, qui quitte la compétition épaules basses mais tête haute. En prenant déjà rendez-vous pour l’année prochaine, car le message envoyé est on ne peut plus clair : il faudra, à l’avenir, compter sur eux lors des sommets continentaux.

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Alexis Toledano