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Bayern-Arsenal : Wenger, le début de la fin ?

Arsène Wenger

Arsène Wenger - -

Arsenal, qui affronte le Bayern Munich ce mercredi en 8e de finale retour de la Ligue des champions (20h45), est en passe de boucler sa 8e saison sans titre. L’aventure d’Arsène Wenger à la tête des Gunners pourrait se terminer en fin de saison.

Arsène Wenger abat sa dernière carte ce mercredi soir. Et l’entraîneur d’Arsenal devra sortir de sa manche un sérieux atout pour espérer mettre fin à une série qui s’étire depuis désormais bien trop longtemps. Sevrés de titre depuis bientôt huit ans, les Gunners peuvent sauver une partie de leur saison sur la pelouse du Bayern Munich (20h45), en 8e de finale retour de la Ligue des champions. Mais après la gifle reçue à l’aller (1-3), Arsenal a déjà un pied et demi dehors. Et paradoxalement, Wenger n’a pas forcément la pression pour ce match. Car côté londonien, plus grand monde ne croît à un miracle. Déjà éliminé en Cup et mal parti pour se qualifier pour la prochaine Ligue des champions, Arsenal se dirige vers une nouvelle année blanche.

Une élimination viendrait évidemment ajouter de l’eau au moulin des détracteurs de Wenger, dont le bail commencé en 1996 semble toucher à sa fin. Mais aucune révolution n’est à attendre dans l’immédiat. Pour le moment, tout le club courbe le dos pour terminer la saison du mieux possible. Arsène Wenger continue d'essuyer les critiques. Dans la tempête, le technicien de 63 ans met toujours un point d’honneur à ne pas abdiquer. « Il a conscience des qualités de l’équipe et tout le temps, pour lui, il va gagner le match. Il fait croire que contre n’importe quelle équipe on est meilleur et qu’on va gagner. Il est positif à tous points de vue, explique l’attaquant lorientais Jérémie Aliadière, passé par Arsenal entre 1999 et 2007. Il a cette faculté à motiver ses joueurs, à toujours positiver. »

Garde : « Un peu plus de respect pour son travail »

Triple champion d’Angleterre (1998, 2002, 2004), quatre fois vainqueur de la Cup (1998, 2002, 2003, 2005) et finaliste de la Ligue des champions (2006), Wenger possède un CV qui plaide en sa faveur. « Bien sûr on lui reproche de ne pas avoir gagné de trophée (depuis 2005, ndlr), mais ce qu’il a apporté à ce club doit faire qu’il y ait un peu plus de respect pour son travail, estime Rémi Garde, qui a joué trois ans sous les ordres de Wenger (1996-1999). On est jugé sur les résultats mais la forme du jugement est importante. »

A l’heure de tenter un incroyable exploit sur la pelouse d’un Bayern sur un nuage, l’ancien entraîneur de Monaco pensera sans doute également à l’objectif principal de la fin de saison : se qualifier pour la prochaine Ligue des champions. En cas d’échec, Wenger, dont le contrat court jusqu’en juin 2014, pourrait démissionner. Le nom du Français, consultant pour Al Jazeera et proche de l’entourage de Nasser Al-Khelaïfi, est même évoqué du côté du PSG. Même si Jérémie Aliadière n’imagine pas Wenger loin du club Rouge et Blanc : « Pour moi, Arsenal c’est Arsène Wenger. Je ne vois pas quel entraîneur pourrait arriver aujourd’hui et faire mieux. » Certains supporters des Gunners aimeraient pourtant tenter l’expérience… 

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