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Benarbia : « Ça fait réfléchir… »

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Membre de la Dream Team RMC Sport, Ali Benarbia n’a pas apprécié de voir les Parisiens accrochés par Anderlecht à la maison (1-1), ce mardi soir en Ligue des champions. Une performance à éviter de renouveler pour devenir un grand d’Europe.

Des Parisiens trop brouillons et longtemps apathiques. Des Belges qui prennent confiance et ouvrent le score avant la réponse de Zlatan Ibrahimovic. Un score de parité (1-1) qui ne remet pas en cause la qualification pour les huitièmes de finale de la Ligue des champions mais qui fait tâche au milieu d’une période faste. A l’heure de résumer le match nul du PSG face à Anderlecht, ce mardi soir, Ali Benarbia n’est pas tendre avec les joueurs du club de la capitale.

« On entendait Laurent Blanc dire : "C’est quand même un match de C1, s’ils ne sont pas motivés…" Mais on a vu que si cette équipe du PSG ne joue pas à fond, en championnat comme en Ligue des champions, elle ne développe pas un beau football et a encore du mal, analyse le membre de la Dream Team RMC Sport. La preuve. Cette équipe d’Anderlecht a beaucoup de mal dans le championnat belge, qui n’est pas exceptionnel, et elle en avait pris cinq à domicile contre Paris il y a deux semaines. La voir venir faire match nul au Parc face à un PSG qui voulait montrer un grand signe à l’Europe, avec ses meilleurs joueurs, ça fait réfléchir… »

« On a senti de la suffisance »

Et cela pose, peut-être, des questions sur la capacité mentale de ce PSG à tenir sur la distance son rythme implacable des dernières semaines. « On l’avait déjà vu l’an dernier : tu peux faire match nul contre Barcelone et perdre contre Reims, se souvient Benarbia. Un match se joue à 11 contre 11. Si tu ne montres pas à chaque duel, avec et sans ballon, que tu fais la différence dans tous les compartiments du jeu, l’équipe adverse se sent automatiquement un peu mieux. On a vu les Belges commencer à ressortir le ballon. Ils n’arrivaient pas à le faire à domicile mais ils ont pu le faire au Parc. Si ce PSG veut gagner tous ses matches, contre une très petite équipe ou contre une grosse, il faut que ses joueurs donnent à chaque fois le même rythme. Là, avec la façon de jouer du PSG et l’organisation mise en place par Laurent Blanc, on s’était dit que n’importe qui de l’effectif pouvait jouer et que ça se passerait bien. Mais les Parisiens sont retournés dans les travers, un peu chacun de son côté, et ont trop oublié le collectif. Ils n’ont pas respecté la façon dont ils jouent d’habitude, qui consiste à ne pas regarder l’adversaire, comme contre Lorient ou il y a deux semaines à Anderlecht. »

Sans oublier un état d’esprit loin d'être idéal. « On a aussi senti de la suffisance, poursuit Benarbia. Ils n’ont presque fait aucun pressing et ils ont laissé Anderlecht sortir, ce qui n’était pas le cas au match aller. Quand tu laisses faire cela à domicile face à une équipe faible, ce n’est pas bon pour toi et c’est plus facile pour l’adversaire qui prend confiance. Avec QSI, le PSG veut rentrer dans la cour des grands, parmi le Top 5 européen, et aller en demi-finale. Le Bayern Munich ou Barcelone, quand ils reçoivent une équipe comme Anderlecht, à qui ils ont mis beaucoup de buts chez elle, ça se termine en général par 3 ou 4-0. Cela dénote la grande équipe qui veut écraser ses adversaires à chaque fois et montrer aux autres qu’ils vont aller jusqu’au bout. Cela n’a pas été le cas du PSG ce mardi soir alors qu’on l’attendait tous. A domicile, avec de tels joueurs, tu dois faire exploser cette équipe d’Anderlecht. »

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Ali Benarbia