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Blanc : « Ça ne se joue vraiment pas à grand-chose »

Laurent Blanc

Laurent Blanc - -

Pour l’entraîneur parisien Laurent Blanc, l’élimination du PSG en quart de finale de la Ligue des champions contre Chelsea s’est jouée à quelques détails. Et aussi à un manque d’expérience de son équipe dans ce genre de rendez-vous.

Laurent Blanc, dans quel état d'esprit êtes-vous après cette élimination ?

Il y a pas mal de choses qui n'ont pas fonctionné et d'autres si. Notre entame a été bien meilleure qu'au match aller à Paris. Pendant 25 minutes, on a plutôt maîtrisé et au moment où l'on s'y attendait le moins, on a pris un but. Il nous a fait mal et a permis à Chelsea de croire en ses chances. Chelsea a fait une très bonne deuxième période. Je pense qu'en contre, on aurait pu marquer ce but qui nous aurait permis de nous qualifier. Mais on ne l'a pas fait…

L'écart entre le niveau de la Ligue 1 et celui de la Ligue des champions peut-il expliquer votre prestation ?

On ne va pas se cacher derrière. Vous dénigrez souvent le championnat de France par rapport à la Champion’s League. C’est vrai qu’il y a une différence de niveau, on ne peut pas se le cacher, mais on ne peut pas toujours mettre ça en avant. Déjà parce qu’on ne peut le changer. On ne peut pas changer les choses. Sur les deux matchs, ça ne se joue vraiment pas à grand-chose.

Comment expliquez-vous ce revers alors ?

Je mettrais plutôt ça sur le compte de l’expérience que Chelsea a de ce niveau par rapport à nous, l’habitude de jouer ces matchs-là. C’est peut-être ce qui a fait la différence.

L'absence de Zlatan Ibrahimovic vous a-t-elle obligé à changer vos plans ?

Cela ne nous a pas tellement changé le système. Ibra n’était pas là, donc il fallait bien le changer par un autre joueur qui joue à sa place. Au niveau du système, on avait trois pointes, trois joueurs à vocation offensive et un milieu qui avait pour mission de garder le ballon et de mettre sur orbite ces trois joueurs offensifs. Ça n’a pas été mal fait mais, en première mi-temps, on a manqué de percussion. En deuxième mi-temps, on était acculés sur notre but et les trois joueurs offensifs ont eu des espaces et se sont créés des occasions. Mais Chelsea nous a mis une énorme pression. C’est sûr qu’Ibra est un joueur qui est important pour nous, mais on savait très bien avant le match qu’Ibra ne jouerait pas.

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Propos recueillis par Mohamed Bouhafsi