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Chelsea brise le rêve des Reds

L'international ivoirien de Chelsea aura su, avec le reste de ses coéquipiers, résister à la furia rouge

L'international ivoirien de Chelsea aura su, avec le reste de ses coéquipiers, résister à la furia rouge - -

Malgré un match à nombreux rebondissements sur la pelouse de Stamford Bridge, Liverpool n’est pas parvenu à créer l’exploit face à Chelsea (4-4). Les Blues affronteront le FC Barcelone en demi-finales de la Ligue des Champions, les Catalans ayant fait match nul au Bayern Munich (1-1).

Même privé de son maître à penser, Steven Gerrard (touché à l'aine), Liverpool aura tout tenté. Tout. Les Reds auront même fini la rencontre à quatre attaquants (Riera, N’Gog, Kuyt, Babel), cinq en comptant Benayoun. Mais le scénario rêvé maintes et maintes fois ces dernières heures par Rafael Benitez n’a pas eu lieu. Il a bien failli. Il a même été très proche de se réaliser. A 0-2 après moins d’une demi-heure de jeu, après des buts signés Fabio Aurelio (19e) et Xabi Alonso (28e s.p.).

A 3-4 également, lorsqu’il ne fallait plus qu’un but aux Reds pour entrevoir avec bonheur le dernier carré de la C1. Mais voilà. Chelsea, à domicile, c’est costaud. Très costaud. Les Blues n’ont perdu que trois matches depuis février 2004 à Stamford Bridge, dont un seul de Ligue des Champions. C’était face à Barcelone, le 22 février 2006. Un adversaire qui va désormais se dresser sur la route des joueurs de Guus Hiddink.

La bande à Drogba, qui avait clairement fait le choix , à première vue, de ne pas se montrer véritablement joueuse, s’est fait peur. Très peur. Mais ce Chelsea-là, avec Hiddink aux commandes, a de la moelle. Drogba (51e), Alex (57e) et Lampard (76e) se sont chargés de le prouver. C’est d’ailleurs ce même Lampard qui a encore eu le coup de rein nécessaire (89e) pour répondre aux ultimes assauts de Lucas (81e) et de Kuyt (82e). Chelsea a eu raison du formidable Liverpool, celui qui, pour beaucoup, aurait pu aller au bout cette saison en C1.

Les Blues se sont offert un prétendant à la victoire finale. Pour réaliser le rêve de leur patron, Roman Abramovitch, à savoir soulever la coupe aux grandes oreilles, ils devront en écarter un autre. Le Barça. Un adversaire qu’ils avaient éliminé en 2004-05 en huitièmes de finale, après avoir payé au prix fort cet affront la saison suivante. Barcelone, cette saison, a tout d’un ogre. Mardi soir, face au Bayern Munich, les Blaugrana ont tenu en échec le Bayern Munich (1-1), fêtant au passage le cinquantième match de Josep Guardiola sur le banc catalan… même si ce dernier, suite à son exclusion lors du match aller, a suivi cette rencontre des tribunes.

La rédaction