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Comment le PSG a encaissé l’échec en coulisses

Van der Wiel, Lucas et Marquinhos

Van der Wiel, Lucas et Marquinhos - -

C’est dans une ambiance lourde et pesante que les joueurs du PSG ont rallié Paris dans la nuit. Sans échanger entre eux, sans partager leur immense déception, le cœur et la tête encore meurtris par le cruel scénario que leur a infligé Chelsea.

Un silence pesant dans le vestiaire parisien quelques minutes après le coup de sifflet final. Des visages très marqués, notamment celui du capitaine Thiago Silva. Le capitaine brésilien garde son casque sur les oreilles et n'échange aucun mot avec ses partenaires brésiliens avec qui d'habitude, il débriefe les matchs, notamment Maxwell et Alex. Un des autres cadres de l’équipe, Thiago Motta, discute avec Dario Fort, le physiothérapeute du club. L'ancien joueur de l'Inter ne peut cacher sa déception. Et son incompréhension. Il n’est pas le seul.

Le silence se prolongera dans le bus du PSG. Jusqu’à l’avant du bus, où Laurent Blanc et son adjoint Jean-Louis Gasset, assis côte à côte au premier rang, n’échangeront pas le moindre mot durant de longues minutes. Leur regard ? Perdu dans le vide à travers la vitre du bus. Leur visage ? Fermé, abattu. Comme ce joueur qui, juste avant de monter dans le véhicule, confiera que « la fin de saison n’a plus de saveur ». La preuve, s’il en fallait, que la Ligue des champions avait pris une place énorme dans l’esprit et la motivation des joueurs parisiens et ce, alors que deux titres (Ligue 1 et Coupe de la Ligue) sont encore à aller chercher. Le proche d’un autre Rouge et Bleu affirme même que « la déception est d’autant plus grande qu’ils sentaient qu’ils pouvaient faire quelque chose en Ligue des champions cette saison. » Cette C1, dont Paris -comme bon nombre d’observateurs d’ailleurs- se voyait déjà intégrer le prestigieux dernier carré.

Digne, Ongenda et Rabiot se sont quand même entraînés

Sur la route de l'aéroport, toujours dans le bus, un témoin nous décrit une ambiance tendue. Aucun mot ne sera échangé entre les joueurs. « Il y a encore trop de déception pour revenir aussi tôt sur ce match » affirme ce proche. Le silence ne sera pas rompu dans l’avion privé qui ramènera dans la nuit le groupe vers Paris… avec 1 heure de retard sur l’horaire prévu. Traits tirés, fatigués, silencieux, tous les joueurs ont les yeux rivés sur leur tablette. Toujours sans s'échanger un mot. Le réconfort, ils le cherchent auprès de leurs proches, avec qui ils échangent par SMS.

Une fois arrivés au Bourget, à 3h08 précisément, les joueurs se faufilent rapidement dans des taxis ou dans les véhicules qui les attendent. Chacun de leurs côtés, toujours sans se parler. Devant une ambiance aussi plombée, Laurent Blanc décide d'annuler le décrassage prévu ce mercredi matin pour permettre à ses joueurs de se changer les idées, de digérer l'élimination et de reprendre l'entrainement jeudi matin l'esprit plus léger. Blaise Matuidi, stoïque devant les médias, devrait notamment compter sur le soutien de ses proches pour souffler ses 27 bougies. Néanmoins ce matin, Lucas Digne, Hervin Ongenda et Adrien Rabiot (le premier remplaçant, les deux autres en tribunes) se sont tout de même rendus au camp des Loges pour y effectuer une séance physique. Lendemain de cuite ou non, Paris tente tout de même de faire bonne figure.

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L.B et M.Bo et P.Ta