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Grasshopper-Lyon : l’OL doit finir le travail

Miguel Lopez

Miguel Lopez - -

Difficile vainqueur il y a une semaine à Gerland (1-0), Lyon retrouve les Grasshopper Zürich ce mardi (21h) pour le troisième tour préliminaire retour de la Ligue des champions. Un déplacement en Suisse que l’OL aborde entre crainte et détermination.

C’est l’esprit presque léger que Rémi Garde et ses hommes ont effectué, ce lundi, les 334 kilomètres qui séparent Lyon de Zürich à vol d’oiseau. Non pas que les Lyonnais prennent leur troisième tour préliminaire retour de la Ligue des champions à la légère, mais l’aborder en position de force est presque un petit miracle. Mardi dernier à Gerland, les joueurs du Grasshopper ont bien failli jouer un très mauvais tour à l’OL, sauvé deux fois pas ses montants et qui n’a dû son salut qu’à une tête rageuse de Milan Bisevac (1-0, 64e). Un but du défenseur serbe qui pourrait valoir très cher ce mardi en Suisse (21h).

A l’heure où le club de Jean-Michel Aulas compte le moindre centime et cherche à tout prix à renflouer ses caisses, une non-qualification pour la prochaine Ligue des champions pourrait priver l’OL d’une manne d’au moins 25 millions d’euros. « On a toujours de la pression. Quand tu joues dans un très grand club français, les objectifs sont élevés, lance le capitaine Maxime Gonalons. On sait tous que la Ligue des champions est primordiale pour l’OL. L’année dernière, il y avait pas mal de joueurs déçus de ne pas la jouer. On va tout faire pour la retrouver. »

Garde : « Moins de pression de leur côté que du nôtre »

Depuis le match aller, Lyon n’a pas rejoué. Au contraire des Zurichois, qui ont enchaîné ce week-end un quatrième match consécutif sans défaite en championnat (0-0 à Lausanne) et qui sont donc à un stade supérieur au niveau de la condition physique. Et qui, eux, n’ont pas de pression. « Cette équipe de Zurich se présente au match retour sans avoir plus de pression qu’à Gerland : ils sont en position d’outsiders, souligne Rémi Garde. S’ils se qualifient, ils réaliseront un exploit et s’ils sont éliminés, ils joueront le tour préliminaire de la Ligue Europa. Il y a beaucoup moins de pression de leur côté que du nôtre. C’est un ingrédient très important qu’il faudra maîtriser. »

Pour éviter le piège et assurer une qualification pour les barrages (20-21 et 27-28 août), dont l’OL est déjà sorti vainqueur trois fois en quatre participations, Rémi Garde devrait s’appuyer sur la même ossature qu’au match aller. Seule la blessure de Mouhamadou Dabo (cuisse) devrait contraindre le coach lyonnais à décaler Samuel Umtiti sur le côté gauche de sa défense et à aligner une charnière Bakary Koné-Milan Bisevac.

Pour se rassurer, l’entraîneur lyonnais peut aussi s’appuyer sur des statistiques qui incitent à l’optimisme. Dans son histoire en Coupe d’Europe, lors des 12 fois où l’OL s’est imposé1-0 au match aller (domicile ou extérieur), il s’est qualifié à 11 reprises. La seule fois où Lyon a été éliminé, c’est en 8es de finale de la Ligue des champions 2011-2012, face à l’APOEL Nicosie (1-0, 3 tirs au but à 4 au retour). Rémi Garde était déjà sur le banc et ne compte pas revivre le même scénario.

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Alexandre Alain avec Edward Jay, à Zürich