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Jusqu’où peut aller le PSG en Ligue des champions ?

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Qualifié dans la douleur après son nul face à Valence (1-1), le PSG sera bien au rendez-vous des quarts de finale de la Ligue des champions. Une première depuis 1995. Mais Paris peut-il viser beaucoup plus haut ? Les avis divergent.

Sur la feuille de route imposée à Carlo Ancelotti en début de saison figurait un titre de champion de France et un 8e de finale de Ligue des champions. Si rien n’est encore acquis pour le premier objectif, le technicien italien a déjà supplanté le second. Un résultat « magnifique », 18 mois après la reprise du club par les Qataris, comme l’a rappelé le président Nasser Al Khelaifi. Dans les hautes sphères du club parisien, pas question cependant d’afficher de nouveaux objectifs. Comme le confie Nasser : « On se concentre d’abord sur les quarts de finale. La suite ? Ce n’est pas le moment d’y penser. » Difficile cependant de ne pas croire que ce PSG aux fonds XXL ne se verrait pas jouer un premier rôle dès cette année en C1. Les Ibrahimovic et Thiago Silva n’ont pas vraiment le profil d’acteurs de seconde zone. Mais Paris en a-t-il réellement les moyens ?

Le défenseur de Valence Jérémy Mathieu, rayonnant mercredi sur la pelouse du Parc des Princes lors du 8e de finale retour face aux Parisiens (1-1), apporte un premier élément de réponse. « Ils sont très bien organisés, bien en place, costauds derrière, glisse-t-il. Ils jouent très bien en contre parce qu’ils ont des flèches devant. Mais le Real et le Barça font le jeu. C’est un peu plus costaud que Paris pour le moment. Peut-être qu’ils ne seront pas loin dans les prochaines années. » Paris, encore trop tendre pour bousculer les grosses écuries ? Une théorie à laquelle adhère Luis Fernandez, ancienne idole du Parc des Princes : « Cette équipe n’a pas suffisamment d’armes pour se frotter à certaines équipes. Le PSG est-il plus fort que la Juve, le Bayern ou le Real ? La réponse est non. »

L’exemple de Monaco 2004

Inconstant dans son engagement depuis le début de la saison, Paris se plait à brouiller les pistes lorsqu’il s’agit d’évaluer son réel potentiel. Au vu de la copie laborieuse rendue mercredi soir, difficile d’imaginer un autre scenario que la sortie de route prématurée. Mais si le PSG se comporte comme à l’aller (victoire 2-1) dans l’antre surchauffée de Mestalla... « Ils sont qualifiés et ils n’ont rien volé. Le PSG a un groupe exceptionnel au niveau des joueurs, estime l’ancien portier parisien Grégory Coupet. Défensivement, ils sont très costauds. A aller, ils avaient fait un match assez extraordinaire. Donc oui, je crois qu’ils peuvent aller très loin. »

Le destin du PSG dans la compétition se jouera une première fois dans les salons feutrés de l’UEFA à Nyon lors du tirage au sort vendredi prochain, le 15. Les dirigeants parisiens n’en seront que d’humbles spectateurs mais lorgneront forcément du côté d’adversaires présumés à la portée du club tricolore comme Malaga, Schalke 04 ou Galatasaray. « S’ils ont un tirage favorable, ils peuvent passer. Ils n’ont plus à rien à perdre, commente l’ancien de l’Inter Olivier Dacourt. Souvenez-vous de Monaco qui avait atteint la finale en 2004 après avoir sorti le Real et Chelsea. » Ce PSG-là n’a sans aucun doute rien à envier au dernier club français finaliste de la Ligue des champions. Mais tous s’accordent sur un point : voir Zlatan et sa bande fouler la pelouse de Wembley le 25 mai prochain pour la finale serait déjà un énorme exploit.