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L’OL veut y croire

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Battu 2-0 à Gerland par la Real Sociedad à l'aller, Lyon n’a plus qu’une infime chance de se qualifier pour la phase de poules de la Ligue des Champions avant le barrage retour, ce mercredi à San Sebastian (20h45). Pourtant, l’OL y croit.

En l’espace d’une semaine, les certitudes de l’OL se sont dissipées aussi vite qu’elles ont fleuri au lendemain de quatre victoires en autant de matches officiels. Mais la défaite cinglante concédée à Gerland face à la Real Sociedad, mardi en barrage aller de la Ligue des Champions (2-0), a remis les pieds sur terre à la jeunesse lyonnaise. Maitrisés tactiquement, les Lyonnais ont fait preuve d’une impuissance qui a contrasté avec leur insolent réalisme lors des matches du 3e tour préliminaire face au Grasshopper Zurich (deux fois 1-0) et lors des claques infligées à Nice (4-0) et Sochaux (3-1). Et quand la chance ne sourit pas, le résultat devient inquiétant, comme en témoigne la défaite à domicile face à Reims (1-0) samedi qui aurait eu, il est vrai, une toute autre signification si Clément Grenier, le sauveur de l’OL jusqu’alors, n’avait pas expédié son penalty dans les tribunes alors que le score était à 0-0.

C’est donc avec ces interrogations sur son véritable niveau de jeu que l’OL se déplace à San Sebastian, ce mercredi avec l’intention de réaliser un exploit et de se qualifier pour la phase de poules de la grande Ligue des Champions après un an d’absence. La part de 3% des équipes qui ont réussi à renverser une pareille situation n’incite pas à l’optimisme. « Avant un match ça ne veut rien dire, balaie Jean-Michel Aulas. On ne sait jamais avant, et c’est ça qui fait la force du football, quelles seront exactement les forces individuelles et encore moins collectives à l’instant du match. C’est juste un élément de motivation pour les joueurs en leur assurant qu’ils sont plus forts que les statistiques. Et moi, j’ai 20 joueurs qui sont beaucoup plus forts que les statistiques. »

Aulas : « J'adore les pleurnichards »

Rémi Garde, aussi, y croit au point que l’entraîneur de l’OL a laissé Clément Grenier et Steed Malbranque sur le banc au coup d’envoi du match face à Reims, samedi. Une fois dans son histoire, le club du président Aulas a renversé une situation aussi compromise. C’était en 2001, lorsque Lyon s’était imposé pour les 8es de la Coupe de l’UEFA en s’imposant 3-0 à Gerland au retour après une défaite 4-1 à Bruges. Là, la donne est différente avec un retour dans un Anoeta qui s’annonce bouillant. « On a de l’orgueil au fond de nous. On a été meurtri et bousculé chez nous. Mais mes joueurs valent mieux, individuellement et collectivement, que ce qu’ils ont montré à ce match, assure Rémi Garde, entraîneur des Gones. Ça arrive. Ce n’est pas arrivé le bon soir. Je n’ai pas un gros travail pour les convaincre. Ce sera difficile mais je pense qu’au fond de chacun de mes joueurs il y a beaucoup d’espoir et d’envie. »

Après avoir dédramatisé l’enjeu du barrage aller auprès de ses jeunes joueurs, Garde s’offrirait bien un exploit. Et que dire de Jean-Michel Aulas ? « J’adore les pleurnichards et je joue là-dessus pour que la motivation soit à son comble, se frise le président de l’OL. Parce que prendre du plaisir à gagner c’est une chose mais prendre du plaisir à faire en sorte de démontrer à ceux qui ont été défaitistes qu’ils se sont trompés, c’est un pied fantastique. » Mais aussi une manne financière estimée à plus de 20 millions d’euros dans les caisses du club.

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NC avec OS à San Sebastian