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L'Olympiakos en mode L1

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Avec des joueurs comme Makoun, Modesto ou Mirallas, l’adversaire des Marseillais a fait confiance à de nombreux anciens joueurs du championnat de France. Un choix qui ne doit rien au hasard. Explications.

Pour certains joueurs de l’Olympiakos, ce déplacement à Marseille ne sera pas un rendez-vous en terre inconnue. Le champion de Grèce en titre possède dans ses rangs pas moins de cinq anciens pensionnaires de Ligue 1. Le plus connu d’entre eux, Jean II Makoun, sera néanmoins absent en raison d’une blessure au genou. Les quatre autres, François Modesto (ex-Bastia, Monaco), Djamel Abdoun (Sedan, Nantes), Kevin Mirallas (Lille, ASSE) et Marco Pantelic (PSG), sont dans le groupe d’Ernesto Valverde. Leur point commun ? Une carrière en perte de vitesse. « Mirallas a eu du mal à s’imposer à Lille puis à Saint-Etienne, rappelle un agent grec. Après Lille et Lyon, Makoun s’est enterré en Angleterre (à Aston Villa, ndlr). » La liste aurait pu être encore plus longue. Cet été, l’adversaire de l’OM a tenté de recruter le gardien de but valenciennois Nicolas Penneteau. Il a aussi fait une offre de 2M€ au club nordiste pour le milieu Carlos Sanchez. Refusée par VA.

Penneteau et Sanchez (Valenciennes) aussi approchés

Mais pourquoi l’Olympiakos fait-il son marché dans l’Hexagone ? Un conseiller assure que « les joueurs de Ligue 1 savent s’adapter dans n’importe quel championnat ». En Grèce, le passage de Djibril Cissé au Panathinaïkos a aussi marqué les esprits. Avant de rebondir à la Lazio Rome cet été, l’ancien Auxerrois, dont la carrière était également sur la pente descendante, a redonné des couleurs au « Pana » sur la scène européenne.

Pour le président Evangelos Marinakis, grand amateur du championnat français, les joueurs de L1 sont une valeur sûre. Si les scouts de l’Olympiakos sont si souvent présents dans nos tribunes, c’est que notre championnat recèle une quantité importante de joueurs bon marché, au vécu intéressant et, souvent, en quête de rachat. Une aubaine pour ces derniers qui sont souvent très réceptifs. Et pour cause ! « Ce que tu gagnes en brut, tu le gagneras en net chez nous », entend-on souvent dès les premières approches. Souvent décisif, l’argument financier pourrait cependant prendre du plomb dans l’aile en 2012. La très grave crise financière qui touche le pays des champions d’Europe 2004 est passée par là…