RMC Sport

L’Olympiakos en quête de stabilité

Mitroglu, à droite, et l'Olympiakos sortent d'un match nul en championnat

Mitroglu, à droite, et l'Olympiakos sortent d'un match nul en championnat - -

Deuxième du championnat de Grèce, l’Olympiakos est un cador de son championnat mais aussi un exemple d’instabilité.

« On va faire du mieux qu’on peut. Depuis le début de l’année, l’équipe fait un effort pour redresser la barre, mais c’est un gros challenge qui nous attend. » Vassilis Torosidis, le défenseur international de l’Olympiakos, ne se voile pas la face. Le champion de Grèce, vainqueur de douze des treize derniers levées (le Panathinaïkos a remporté le titre en 2004), s’attend à relever un rude défi face à Bordeaux ce soir, en 8e de finale aller de la Ligue des champions.

Dans son chaudron de Karaïskakis, qui fera évidemment le plein de ses 40 000 supporters chauffés à blanc, l’ancienne formation de Christian Karembeu, qui n’a atteint les quarts de finale de la C1 qu’à une seule reprise (saison 1998-99), va se présenter comme un adversaire en reconstruction. Les Rouge et Blanc évoluent sous la baguette de leur nouvel entraineur Bozidar Bandovic, appelé au début de l’année par le président Kokkalis après le limogeage du Brésilien Zico. Le Serbe, ancien joueur puis superviseur de l’Olympiakos, connaît son équipe mais fait ses armes au poste d’entraîneur, une fonction qu’il exerce sans diplôme.

Pour le 200e match européen du club, le technicien du club du Pirée devra composer avec les absences de Galletti (reins), Dudu (inflammation) et Diogo (élongation). Pour autant, Bandovic refuse de se « trouver des excuses en raison des absences, Bordeaux aussi compte ses blessés, notamment avec Alou Diarra ». L’entraineur des Grecs devra en revanche croiser les doigts pour que son équipe joue unie, ce qui fait cruellement défaut cette saison au champion. « Bordeaux a beaucoup de joueurs talentueux, Gourcuff, Chamakh, un grand entraîneur, mais ils ont surtout montré depuis deux ans que c’était un très bon collectif », reconnaissait, envieux, Torosidis.

La rédaction