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L’OM à l’arraché

André Ayew

André Ayew - -

Vainqueurs de l'Inter Milan (1-0) sur leur pelouse grâce à un but d'André Ayew dans le temps additionnel mercredi en 8e de finale aller de la Ligue des champions, les Marseillais ont pris un court mais précieux avantage, qu'ils devront défendre dans trois semaines à San Siro.

Marseille s’était déjà fait à l’idée d’aller réaliser l’exploit sur la pelouse de San Siro dans trois semaines. C’était avant la révolte des deux dernières minutes sonnée par André Ayew. D’une frappe de l’extérieur du pied, la Ghanéen a d’abord inquiété Julio Cesar (92e), avant, une minute plus tard, de tromper le portier brésilien d’une tête à bout portant (1-0, 93e) et de libérer le Vélodrome. Car après des semaines de supputations et de débats, l’OM connaît maintenant la vraie valeur de son adversaire milanais. Et les Olympiens, s’il fallait les en convaincre, ont pu constater que cet Inter-là était à prendre au sérieux. Et surtout bien loin du visage moribond qu’il affiche en Serie A (4 défaites lors des 5 derniers matchs). Les hommes de Didier Deschamps se sont cassés les dents durant toute la première période sur une équipe italienne solidement organisée autour d’un milieu de terrain où Javier Zanetti et ses 38 ans ont une nouvelle fois rayonné.

Après une bonne entame, ponctuée par une volée d’Azpilicueta de peu au-dessus (20e), l’OM a peiné. Incapables de mettre du rythme et manquant de justesse technique, les cinquièmes de L1 se sont même fait peur. Facilement trouvé dans le dos de la charnière Diawara-Nkoulou, Diego Forlan s’est montré dangereux. Sans une superbe parade de Mandanda, l’Uruguayen aurait même pu ouvrir la marque à la 10e minute. Juste avant la pause, Zarate (37e) puis Cambiasso (44e) manquaient de puissance dans leur tentative pour tromper le portier marseillais. 

Marseille a retenu la leçon

A l’entame de la seconde période, les 40 000 spectateurs du Vélodrome ont cru à une révolte des Marseillais. Sur un bon centre d’André Ayew depuis le côté gauche, Brandao a placé une tête trop peu appuyée pour inquiéter Julio Cesar. Et c’est bien tout ce que le peuple marseillais a eu à se mettre sous la dent, jusqu’au temps additionnel d’une seconde période soporifique et au but libérateur de l’aîné des frères Ayew.

Contrairement à leur 8e de finale aller l’an passé face à Manchester United (0-0), les Marseillais ont réussi à prendre un avantage, tout en préservant leur cage inviolée. Battus 2-1 lors du match retour à Old Trafford, Steve Mandanda et ses coéquipiers avaient été éliminés avec un grand lot de regrets. Un score identique dans trois semaines à San Siro qualifierait cette fois les Phocéens pour le Top 8 européen. Un stade de la compétition qu’ils n’ont plus fréquenté depuis leur campagne victorieuse de 1993.