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La dernière fois que Monaco a remonté deux buts de retard

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Mercredi soir, l’AS Monaco aura fort à faire pour renverser Manchester City. Battus au match aller (5-3), une victoire par deux but d’écarts s’annonce compliquée au Stade Louis-II. Un scénario non sans rappeler un certain soir de 2004…

« Y’a rien qui est fini, même s’ils marquent rapidement rien n’est fini. Il faut y croire jusqu’au bout » assénait Didier Deschamps dans sa causerie d’avant match. Ce mercredi, Léonardo Jardim va pouvoir s’appuyer sur ce message de 2004. Battus par les Galactiques au match aller (4-2) après avoir ouvert le score, les Monégasques avaient peu de chances de se qualifier. La condition : marquer deux fois sans en rien encaisser. Face à une flopée de stars (Figo, Zidane, Ronaldo, Roberto Carlos, Raul, etc.) la mission s’annonçait alors impossible…

Un éblouissant Ludovic Giuly 

Pourtant, la première accélération du Real Madrid est la bonne. Ronaldo, aux abords de la surface, distille une balle en profondeur à Raul. L’attaquant ne se rate pas (1-0) Monaco doit alors marquer trois fois. Touchés par ce but, les monégasques ne rendent pas les armes. Avec plusieurs tentatives manquées de Rothen et Prso on se dirigeait vers ce score à la mi-temps avant que Guily ne trouve la lumière (45+1). Un centre côté gauche de Patrice Evra trouve la tête de Fernando Morientes, l’attaquant prêté par le Real, dévie pour Ludovic Giuly légèrement en retrait. Sa frappe croisée fait mouche (1-1). Le moment parfait pour faire douter les Galactiques.

Quand Giuly va parler à Zidane à la mi-temps

Alors qu’il vient d’égaliser pour Monaco, Ludovic Giuly interpelle Zinédine Zidane dans le couloir des vestiaires. « Zizou, allez, laisse-nous marquer! » lui lance-t-il « mais tu ne vois pas qu’on est cuits ce soir… » lui répond Zidane. Cette discussion, rendue publique par Giuly à l’issu de la rencontre irrite Zidane. Le Monégasque ne s’attendait pas à une telle effervescence et regrette : « J’ai essayé de l’appeler pour m’excuser, explique-t-il. J’espère que ça ne changera pas nos relations. Je n’ai pas dit ça pour le tuer, mais j’étais sous le coup de l’euphorie. Il n’y avait rien de méchant et je devais garder ça pour moi. Ça va me calmer ». 

La Madjer de la qualification

Il en fallait pas plus pour déstabiliser le Real. A la reprise, Monaco reprend le contrôle et rien ne pouvait les arrêter ni Roberto Carlos ni Ivan Helguera. Suspendu dans les airs, Fernando Morientes claque une tête laissant de marbre Iker Casillas (48è, 2-1). Il ne manque qu’un but aux petits Princes pour créer l’exploit. Le Real n’abdique pas : Raul, puis Ronaldo et Figo tentent leur chance mais butent sur un impeccable Flavio Roma. Le coup de grâce intervient à vingt minutes de la fin quand Ludovic Giuly dévie la frappe d'Ibarra d'un geste technique parfait. Une Madjer entre les jambes d'Ivan Helguera (3-1) plonge de Stade Louis-II en fusion. L'AS Monaco vient de renverser le grand Real Madrid. 

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Si le club du Rocher s'offre Chelsea en demie, ils se casseront les dents contre le Porto de José Mourinho en finale. Qu'importe, ils ont réussi à créer l'une des plus belles remontées en Ligue des champions pour un club français. Demain soir, à Louis-II, les hommes de Leonardo Jardim savent ce qui leur restent à faire : réviser leurs classiques.

Mathieu Plestan