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La Dream Team n’accable pas le foot espagnol

Olivier Dacourt

Olivier Dacourt - -

8-1, c’est le score cumulé des demi-finales allers de la Ligue des champions entre les clubs allemands et espagnols. La domination du football espagnol sur l’Europe vacille mais la Dream Team RMC Sport ne parle pas encore de fin de cycle.

Les demi-finales allers de la Ligue des champions, entre le Bayern Munich et le Barça (4-0) et entre le Borussia Dortmund et le Real Madrid (4-1), ont interpellé les observateurs, abasourdis par une telle différence de niveau. Porté aux nues durant plusieurs années, le football espagnol est désormais annoncé sur le déclin à la suite de ces deux résultats. Le débat sur la fin de cycle du jeu espagnol a agité le Carré Magique dans Luis Attaque ce jeudi sur RMC. Luis Fernandez fait partie des observateurs inquiets pour les clubs espagnols.

« Le Barça a été malmené, dominé dans tous les compartiments du jeu. Barcelone et le Real Madrid n’ont pas su se révolter. On a senti la supériorité du Bayern Munich et du Borussia Dortmund dans tous les domaines. De grosses différences ont été faites, rappelle le membre de la Dream Team RMC Sport. Les équipes allemandes ont montré du talent, de l’organisation, de la technique, de la puissance et des individualités. Je ne m’attendais pas un seul instant à ces résultats. Peut-être que le championnat espagnol n’est pas aussi fort que celui d’Allemagne. Le football espagnol est dans le dur. »

Un avis tranché qui n’a pas remporté l’adhésion du Carré Magique. Ali Benarbia, Olivier Dacourt et Grégory Coupet dressent le même constat que Luis Fernandez. Sans en tirer les mêmes conclusions définitives. « On a senti une certaine fatigue chez les clubs espagnols, j’ignore si elle était physique ou psychologique, explique le premier. Au Real, il existe une incertitude autour de l’avenir de Joé Mourinho et il ne faut pas oublier qu’au Barça, c’est Pep Guardiola qui relançait régulièrement les joueurs. »

Dacourt : « Pas de conclusions trop hâtives »

« Mais je ne pense pas que le football espagnol soit sur le déclin, poursuit Ali Benarbia. Simplement, tout le travail entamé depuis la Coupe du Monde 2006 en Bundesliga et en équipe nationale depuis des années commence à porter ses fruits. Les grands clubs allemands s’intéressent aux meilleurs joueurs de leur championnat. Ça, c’est intelligent. Les Allemands ont beaucoup plus faim. »

« Il ne faut pas tirer de conclusions trop hâtives, demande également Olivier Dacourt. L’Espagne a été présente en demi-finales de la Ligue des champions pour la sixième année de suite. Qui est championne d’Europe et du monde ? L’Espagne ! La plupart des joueurs du Barça ont 25 ans ou moins. On ne peut pas parler de fin de cycle. Il faut également souligner que Barcelone n’a pas le même effectif que le Bayern, qui a deux équipes. » Quant à Grégory Coupet, il estime « qu’on ne peut pas parler de déclin pour le football espagnol mais d’une reconstruction au Barça et au Real, par rapport à l’incertitude qui règne autour du futur manager. On ne sait pas qui sera le patron dans ces deux clubs. »

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Luis Fernandez