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Le PSG, deuxième champion le plus riche d'Europe

RMC Sport vous propose en exclusivité les résultats du rapport financier des 8 champions européens du cabinet KPMG. Dedans, le Paris Saint-Germain apparaît en deuxième position derrière le FC Barcelone mais devant Manchester City, le Bayern Munich ou la Juventus Turin.

Au lendemain de la publication du rapport Deloitte Football Money League, faisant apparaître les 20 clubs les plus riches d’Europe, c’est au tour du cabinet d’audit KPMG de dévoiler sa hiérarchie. A la différence de Deloitte, KPMG intègre les 8 champions des 8 premières ligues d’Europe sur la saison 2018-2019: le FC Barcelone, le Paris Saint-Germain, le Bayern Munich, Manchester City, la Juve, l’Ajax Amsterdam, le Benfica Lisbonne et Galatasaray.

Le PSG à la deuxième place du classement des champions

A la lecture de la publication, on constate que le PSG s’affirme comme une véritable puissance économique. Le club se situe même à la deuxième place du classement des champions, avec des revenus totaux estimés à 636 millions d’euros, en hausse de 17% par rapport à la saison précédente.

En détail, les Parisiens dégagent 160 millions d’euros de recettes droits TV, 114 millions de recettes billetterie et 362 millions de revenus commerciaux, issus des contrats de sponsoring et des recettes marketing et merchandising. C’est ici que la hausse est la plus importante, après une renégociation de son contrat équipementier avec la marque américaine Nike et la valorisation de son principal sponsor maillot.

Grace à ces résultats très importants, le PSG parvient à passer devant des clubs historiques comme le Bayern Munich, Manchester City ou la Juventus Turin. Le champion allemand se positionne à la 3e place, avec des revenus totaux évalués à 626 millions d’euros. Derrière, on retrouve Manchester City, 4e, avec 610 millions de recettes, puis la Juve, à 464 millions d’euros.

Le club de la capitale génère du profit et des bénéfices

Concernant les bénéfices après impôt, variable comptable importante voire essentielle pour n’importe quel dirigeant, le PSG s’en sort encore une fois très bien puisqu’il apparaît à la deuxième position des clubs du big-five les plus rentables, avec 29 millions d’euros de profits sur la saison 2018-2019, malgré une élimination précoce en Ligue des champions l’année dernière.

Le club de la capitale semble totalement oublier ses années passées, lorsqu’il était inquiété par l’UEFA à travers le fair-play financier. Il se place même devant Manchester City, qui enregistre 11 millions d’euros de bénéfices, le FC Barcelone, avec seulement 5 millions d’euros de marge et la Juventus Turin, étonnamment en déficit, avec un trou de 40 millions d’euros, une situation qui pourrait amener le fair-play financier à se pencher sur son cas. A la première position, c’est l’intraitable Bayern Munich, à 43 millions d’euros.

Un ratio masse salariale sur recettes totales respecté par quasiment tous les clubs

Ensuite, le classement KPMG intègre la hiérarchie des masses salariales. Et, sans surprise, c’est le FC Barcelone qui présente la masse salariale la plus élevée d’Europe, avec 579 millions d’euros. Le PSG, malgré sa deuxième place, est très loin, à 369 millions d’euros. Puis vient Manchester City, 360 millions d’euros, le Bayern Munich, 338 millions d’euros et enfin la Juventus, à 329 millions d’euros.

A travers ses résultats, KPMG se permet de faire apparaître le ratio masse salariale sur les recettes totales de chacun des 5 clubs, en rappelant la recommandation faite par le fair-play financier de l’UEFA, "il ne faut pas dépasser le seuil de 70%". Sur ce point, Paris est très loin et présente un ratio de 58%. Pas d’inquiétude donc vis-à-vis du fair-play financier.

Le Barca, avec sa masse salariale la plus élevée d’Europe, frôle la zone danger, avec un ratio estimée à 69%, à un point du seuil limite. Manchester City est à 59% et le Bayern Munich à 54%. Parmi ces clubs du big-five, encore une fois, la Juve semble en position illicite, avec un seuil dépassé, son ratio est de 71%.

La Vieille-Dame, à travers les révélations du rapport KPMG, semble ne pas respecter les indications et les recommandations du fair-play financier. Pourtant, elle n’a toujours pas été inquiétée par l’instance européenne. Jusqu’à quel point?

Pierre Rondeau