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Le PSG rate son examen européen à Porto

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Le PSG a concédé son premier revers de la saison à Porto (1-0) lors de la 2e journée de Ligue des Champions. Une défaite logique tant Paris a subi la domination portugaise et qui aurait pu prendre une autre ampleur sans un excellent Sirigu.

Le PSG voulait savoir. Savoir si sa démonstration face au Dynamo Kiev (4-1) était due à son talent plutôt qu’à la faiblesse des Ukrainiens. Savoir si sa domination qui commence à se dessiner en L1 annonçait une équipe déjà compétitive en Ligue des champions. La réponse venue mercredi soir de Porto est inquiétante. Paris a quitté le stade du Dragon avec un court revers (1-0) qui ne dit pas tout de la domination portugaise.

Dès la 2e minute, la démonstration des coéquipiers de l’ancien Marseillais Lucho Gonzalez débute, obligeant déjà Salvatore Sirigu à une intervention décisive devant Rodriguez. Une succession d’occasions s’abat ensuite sur les buts parisiens. Après une perte de balle de Verratti, Moutinho frappe de très peu à côté (4e) avant de flirter à nouveau avec le poteau (17e). Mais aussi pêle-mêle, une frappe de Rodriguez repoussée par Sirigu (28e), une tête au-dessus de Jacskon Martinez pourtant seul aux six mètres (33e), trois tirs dangereux de Rodriguez (46e, 47e, 59e), un duel remporté par Sirigu face à Varela (60e) et enfin un tir puissant d’Atsu détourné par le portier italien (79e).

Sirigu n’était pas imbattable

Côté parisien, la liste est beaucoup plus courte. Une tête, en position idéale, non cadrée d’Ibrahimovic (12e) puis le même Zlatan, qui se pensait sans doute hors-jeu, tente une improbable reprise en aile de pigeon (20e). Lavezzi, lui, ne reste que sept petites minutes sur la pelouse en raison d’une nouvelle blessure (80e).

C’est au moment où Paris pense tenir un inespéré match nul que la digue cède. Après deux déviations, James Rodriguez place un modèle de reprise plat du pied pour tromper Sirigu (1-0, 84e). Les dernières minutes n’apportent rien à un PSG qui n’a jamais semblé à la hauteur de ce premier véritable test en Ligue des champions. L’avenir européen du PSG n’est pas encore obscurci par ce logique revers mais le chemin vers les sommets sera peut-être plus complexe que certains l’espéraient dans les rangs parisiens.

Mathieu Idiart