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Lille en plein cauchemar

Mickael Landreau

Mickael Landreau - -

Plombé par une première période catastrophique, le LOSC s’est fait corriger à domicile par le BATE Borisov (3-1), mercredi pour son premier match de poule de la Ligue des champions. Un véritable affront pour des Nordistes qui s’enfoncent dans la crise et devront vite réagir en championnat.

Qui aurait pu imaginer une telle débâcle ? Certainement pas Rudi Garcia, qui avait exhorté ses hommes à retrouver le chemin de la victoire pour se rassurer après un début de saison compliqué en Ligue 1 (1 victoire, 3 nuls, 1 défaite). C’est totalement l’inverse qui s’est passé pour l’entrée en lice du LOSC dans sa cinquième campagne de Ligue des champions.

Pourtant, les Lillois débutaient cette rencontre avec le meilleur ratio de buts (0,85 but par match) encaissés parmi les 32 équipes du plateau de cette Ligue des champions. Comment expliquer alors la déroute défensive des partenaires de Rio Mavuba, surpris par une magnifique frappe de Volodko qui a eu tout le loisir de se retourner avant d’armer son missile échouant dans la lucarne de Mickael Landreau (5e) ? Incapable de se projeter vers l’avant et de se créer la moindre occasion, les Lillois se sont même pris un véritable coup de massue sur la tête en cédant une deuxième fois sur un contre de Rodionov (20e). A cet instant-là, les centres de Dimitri Payet ne trouvent pas preneur et le LOSC ne doit s’en remettre qu’à son latéral droit Mathieu Debuchy pour créer le danger par ses frappes lointaines (11e, 32e et 52e).

La malédiction du premier match

Le LOSC coule même définitivement avant la mi-temps suite à la frappe d’Olekhnovich, qui ajuste Mickael Landreau dans la surface de réparation (43e). A la pause, Rudi Garcia ne demande seulement qu’une réaction d’orgueil à ses joueurs, hués par le public du Grand Stade. Avec un seul succès à son actif dans la plus grande coupe européenne, la mission du club nordiste était impossible. Et le miracle n’a pas eu lieu malgré les entrées en jeu convaincantes de Ryan Mendes et Nolan Roux à la place de Marvin Martin et Tulio De Melo à la mi-temps.

Aurélien Chedjou redonne bien un peu d’espoir en coupant la trajectoire d’un corner de Payet (60e). Le déluge d’occasions n’y change rien. Dimitri Payet, omniprésent dans le jeu, ne trouve pas la mire (62e, 69e, 72e et 79e). Comme un symbole, Florent Balmont butte sur Gorbunov à bout portant (79e). Le signe d’une rencontre à oublier. La preuve d’une équipe en perte totale de confiance et qui n’a toujours pas remporté son premier match de C1. « Ils ne méritent même pas la troisième place de ce groupe, analyse Jean-Michel Larqué, membre de la Dream Team RMC Sport. Ils sont à côté de la plaque et n’ont pas été concernés par cette soirée. Il y a des "jours sans", mais ça commence à faire beaucoup. » La qualification pour les huitièmes de finale est déjà fortement compromise et la situation lilloise inquiète. Avant de recevoir Lyon ce dimanche (21h), les Dogues traînent la patte.