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Milan se paie le Barça

La joie de Muntari et des Milanais

La joie de Muntari et des Milanais - -

Milan a réussi une performance énorme face à un Barcelone très décevant, mercredi à San Siro (2-0), en 8e de finale aller de Ligue des Champions. Les Blaugrana seront condamnés à l’exploit, le 12 mars au Camp Nou, pour ne pas subir une élimination très prématurée.

Stupeur barcelonaise. Et tremblements de plaisir milanais. L’ogre blaugrana est tombé, ce mercredi à San Siro. Et de très haut. Du haut de sa série de six matches sans défaite. Du haut de ses statistiques largement favorables face au Milan (4 victoires et 3 nuls sur les 7 derniers matches). Du haut, surtout, de son nuage, après sa première partie de saison sans doute trop exceptionnelle pour être sans conséquence.

Longtemps, pourtant, la prestigieuse affiche a semblé devoir accoucher d’une souris. Malgré une première mi-temps pas loin d’être soporifique, elle accouchera finalement d’un sourire. Celui d’une équipe rossonera qui a réussi un coup immense face au grandissime favori de la compétition, avec une victoire un temps contestable et au final incontestée. L’ouverture du score de Boateng (57e) est en effet plus que litigieuse, mais le chef-d’œuvre de Muntari en fin de rencontre viendra légitimer de fort belle manière le succès milanais (81e).

Le cauchemar de San Siro

Le but du Ghanéen n’aurait en effet jamais dû être validé, après la passe décisive… de la main, de Zapata. Pourtant, si le Barça doit avoir un regret, c’est de ne pas avoir joué à son niveau. Incapable de peser malgré une possession du ballon largement favorable, il a subi une leçon de réalisme à l’Italienne ponctuée par un instant de grâce qui pèsera lourd à l’heure du bilan. Le mouvement Niang-El Shaarawy-Muntari, instinctif et aérien, pourrait bien leur être fatal.

Un but de retard passait encore. Deux, sans avoir trouvé le chemin des filets, paraît déjà bien plus compliqué. Surtout si les Catalans reproduisent ce type de prestation. Messi et ses 37 buts en Liga ? Transparent, mis à part un coup franc magistralement… raté (63e). Xavi et Iniesta, les habituels maestros de la machine blaugrana ? Bien trop discrets, comme en atteste le nombre incroyablement famélique d’occasions – et encore, le pluriel est à peine justifié – de leur équipe. Voilà donc Barcelone qui, comme en 2010 et une défaite 3-1 face à l’Inter, rentre de Milan avec un handicap très lourd dans la valise. Un handicap qu’il n’avait pas réussi combler…

Le titre de l'encadré ici

Galatasaray-Schalke : Drogba n’a pas suffi (1-1)|||

Comme un poisson dans l’eau dans sa nouvelle équipe, Didier Drogba a une nouvelle fois livré une très bonne prestation avec les Stambouliotes, face à Schalke. Pas encore au top physiquement, il a énormément pesé par ses déviations et son jeu dos au but, libérant des boulevards pour son compère d’attaque, le buteur maison Ylmaz Burak. C’est d’ailleurs le Turc qui a ouvert le score dès la 12e, avec son 7e but dans la compétition qui le hisse à la première place au classement avec Cristiano Ronaldo. Malgré son redoutable duo, Galatasaray se fera tout de même rejoindre dans le temps additionnel de la première période, via Jones (45e +2). Le score ne bougera plus, et promet un retour difficile pour Drogba et ses partenaires, à Gelsenkirchen.

A.T.