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Moyes et MU au bord du gouffre

Robin van Persie et David Moyes

Robin van Persie et David Moyes - Crédits photo : nom de l'auteur / SOURCE

Ce mercredi, Manchester United tentera de se hisser en quarts de la Ligue des champions, après un revers 2-0 à l’aller, chez l’Olympiakos. Un exploit pour éviter le naufrage et préserver David Moyes, le manager des Red Devils.

Arrivé cet été en provenance d’Everton, David Moyes à la tête des Red Devils vit une véritable débâcle pour sa première saison à Manchester United. Cet exercice 2013-2014, il pourrait d’ailleurs ne pas l’achever. Ce mercredi, Manchester tentera de redresser la barre contre l’Olympiakos, après avoir sombré en Grèce, il y a trois semaines, en huitièmes de finale aller de la Ligue des champions (2-0). Si MU ne réalise pas l’exploit, Old Trafford n’aura plus la moindre raison de vibrer cette saison. United est septième de Premier League et éliminé de la Cup. En cas de nouvelle désillusion, Moyes pourrait ainsi diriger Rooney & co pour la dernière fois.

Pourtant, celui qui fut élu manager de l’année en 2003 et 2005 n’est pas responsable de tous les maux des Red Devils. Les blessures se sont accumulées dans les rangs de MU, notamment en début de saison. Une partie de l’effectif ne semble pas à la hauteur des ambitions des supporters, à l’image de du défenseur Phil Jones, pas franchement rassurant, ou du milieu de terrain Tom Cleverley, beaucoup trop irrégulier. A 40 ans, Ryan Giggs ne parait plus à même d’enchainer les rencontres à son rythme de croisière, tout comme Rio Ferdinand.

Un coach rigide, un vestiaire hostile

Après le départ de Ferguson, assorti de celui du coach adjoint René Meulensteen, le Manchester United 2013-2014, pouvait difficilement s’éviter une année de transition. Selon des rumeurs persistantes, l’arrivée de David Moyes n’était d’ailleurs pas du goût de tout le vestiaire et certains cadres, dont Rio Ferdinand, lui auraient scié la branche dès son arrivée à Manchester.

S’il est victime de cette aversion d’une partie du vestiaire, le technicien de 50 ans, peut aussi en être considéré comme responsable. Considéré à la fois comme rigide et introverti, Moyes aurait des difficultés à susciter la confiance du groupe. Ses entrainements, des plus disciplinés, ne déchainent pas non plus l’enthousiasme des Mancuniens. Brillant la saison dernière, lors de la conquête du titre, Robin van Persie semble par exemple loin d’être à son aise depuis l’arrivée de Moyes.

Son manque d’inventivité tactique laisse également souvent à désirer. Pour preuve ces 81 centres des Red Devils contre Fulham (2-2), le 9 février dernier, symptomatiques de la monotonie et de la stérilité du jeu de United. Un seul d’entre eux a amené, très indirectement, un but. A cette image, son utilisation de Juan Mata sur les ailes peut laisser songeur. Ce mercredi, Moyes abat sa dernière carte. Un exploit contre l’Olympiakos pourrait sauver la fin de saison de Manchester et la place du technicien écossais. Mais la prestation du match aller ou l’humiliation de dimanche, à domicile contre Liverpool (0-3), ne laissent guère optimiste. Mais Old Trafford reste le théâtre des rêves….

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La rédaction