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Nicollin : « Des doigts, j’en ai fait plus d’un ! »

Louis Nicollin

Louis Nicollin - -

Louis Nicollin était l’invité de Luis Attaque, au lendemain du match nul de ses hommes face à Schalke en Ligue des champions (2-2). Dans son style caractéristique, le président montpelliérain a balayé l’actualité montpelliéraine dont le geste de son entraîneur, René Girard. Un entretien à savourer…

Louis Nicollin, êtes-vous satisfait de ce point pris sur la pelouse de Schalke ?

On s’en est bien sortis. Sur l’ensemble du match, ce n’est pas volé. Ils nous ont pris pour des jambons à la fin. Ils ont joué un peu aux fiers… Mais je me demande qui était le plus fatigué à la fin du match. Je retrouve un peu le goût de ma Paillade. C’est mieux, mais ce n’est pas gagné pour autant. Je suis toujours un peu boudeur. Je n’ai pas du tout apprécié les joueurs qui veulent plus d’argent, ça ne m’a pas plu. Il y a les exemples de plusieurs clubs, Auxerre, Lens... Je n’ai pas envie que ce soit pareil pour mon club.

Avec ce résultat, vous pouvez continuer à rêver ?

Je ne rêve pas. Moi, j’aimerais finir troisième. Il y aura peut-être une finale contre Schalke à la Mosson, le 4 décembre. Pourquoi pas…

Vous avez le niveau pour prendre six points contre l’Olympiakos, non ?

Que le bon Dieu vous entende, les gars.

L’UEFA a ouvert une enquête René Girard. Il risque jusqu’à 5 matchs de suspension…

Honnêtement, je n’ai pas vu. Mais bon, comme ça il fera la fin de saison dans la tribune. Il vaut mieux que ce soit lui qu’un joueur. A ce que j’ai cru comprendre, l’entraîneur adverse n’est pas un saint non plus. Girard ira se défendre, c’est un grand garçon. Ils mènent une enquête… Qu’est-ce qu’il y a à mener ? Des doigts, j’en ai fait plus d’un dans ma vie. Je n’ai jamais été suspendu… Et Mourinho, qu’est qu’il a fait à l’autre (Tito Vilanova, le coach de Barcelone lors d’un match face au Barça, à qui Mourinho avait mis un doigt dans l’œil, ndlr)... Il lui a arraché la tête et il a pris deux matches !

Un mot sur la polémique entre Didier Deschamps et Arsène Wenger ?

Rien à branler. Qu’il s’occupe de ses fesses, de son club anglais, et qu’il ne nous emmerde pas en France ! Qu’il arrête ! Laissez-le où il est.

En parlant de Wenger, on peut parler d’Olivier Giroud. Arsenal vous l’a pris, et il ne joue pas…

Nous, on a pris nos douze patates, tout va bien. J’espère juste pour lui que ce ne sera pas un Chamakh bis, point barre.

Vos joueurs n’ont pas parié sur le match, au moins ?

Vous êtes vraiment cons, vous… Ça ne nous regarde pas ! Je connais le président et l’entraîneur (Rémy Lévy et Patrice Canayer, ndlr), ce sont des mecs vraiment bien. S’ils ont vraiment fait les cons, c’est grave. Ce ne sont pas des smicards quand même. Si ça avait été le foot, quel bruit il y aurait ! Les footballeurs en France, là-dessus, sont irréprochables. J’en suis sûr.

Si cela vous arrive, vous les virez tous ?

Faudrait pas que ce soit les trois meilleurs quand même, hein…