RMC Sport

OM-Dortmund : zéros, les Marseillais !

Souleymane Diawara et l'OM battus par Dortmund

Souleymane Diawara et l'OM battus par Dortmund - -

Six matchs, six défaites. L’OM devient ce mercredi soir la première équipe française à quitter la phase de groupes de la Ligue des champions avec zéro point. Les joueurs de José Anigo se sont inclinés face au Borussia Dortmund (1-2).

Une nullité historique. Jamais un vainqueur de la grande Coupe d’Europe ne s’y était abaissé. Jamais un club français n’avait dû s’y résoudre. L’OM l’a fait... En s’inclinant ce mercredi soir au Vélodrome face au Borussia Dortmund (1-2), les Marseillais deviennent les premiers représentants tricolores à quitter la phase de poules avec six défaites. Un zéro pointé que seules 11 modestes équipes ont ramené depuis la mise en place de cette formule en 2003-2004. L’OM rejoint donc dans l’histoire de la Ligue des champions des clubs comme le Galati (Roumanie), Debrecen (Hongrie), Zilina (Slovaquie) ou encore le Levski Sofia (Bulgarie). Triste constat…

Le point de l’honneur s’est éloigné dès les premiers instants de cet ultime match du groupe F, avec l’ouverture du score du Polonais Robert Lewandowski (4e). Le but (hors-jeu) de Souleymane Diawara (14e) n’a été qu’une faible lueur dans une nouvelle soirée compliquée pour les Marseillais. Dimitri Payet exclu bêtement pour une simulation dans la surface allemande (34e), deux minutes seulement après une faute sur Jakub Blaszczykowski (32e), les joueurs de José Anigo ont tenté de repousser les attaques du BvB. Après plusieurs interventions de Steve Mandanda et de la réussite (énorme raté de Lewandowski à la 67e, penalty oublié à la 85e), ils ont finalement craqué sur une frappe de Kevin Grosskreutz (87e).

Rebondir à Lyon

L’électrochoc espéré par le président Vincent Labrune est donc au moins retardé jusqu’au déplacement à Lyon dimanche (21h) en Ligue 1. José Anigo, avant son deuxième match sur le banc de l’OM sur les quatre qui sont à son programme jusqu’à la trêve, a quatre jours pour « secouer » à sa manière un effectif en crise de confiance. Et pour resserrer les boulons. Lui, l’ancien défenseur latéral des « minots » du début des années 80, peut-il par exemple tolérer longtemps les boulevards laissés dans le couloir gauche ? Va-t-il trouver la solution à tous les maux marseillais, même si le courage a semblé en hausse ce mercredi ? Dans ce groupe de la mort, avec des équipes du calibre d’Arsenal, Naples et du Borussia Dortmund, l’OM a étalé les limites de sa politique estivale avec un manque d’expérience criant à ce niveau. Son bilan restera inoubliable. Il est nul.

A lire aussi :

>> OM : trois raisons de croire en Anigo

>> OM-Dortmund : Une question d’honneur

>> Benarbia : « Changer d’entraîneur n’était pas la bonne solution pour l’OM »

La rédaction