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Paris se qualifie avec le cœur

Ibrahimovic-Cavani

Ibrahimovic-Cavani - -

Peu bousculé par l’Olympiakos avant l’expulsion de Verratti, le PSG s'en est remis, après l’ouverture du score d’Ibrahimovic, à Cavani pour venir à bout des Grecs (2-1) et se qualifier pour les huitièmes de finale de la Ligue des champions.

L’immense bonheur d’Edinson Cavani. Le soupir de joie mais surtout de soulagement de la part de Marco Verratti, expulsé et surtout satisfait de ne pas avoir été, finalement, un acteur trop prépondérant de l’avant-dernier match de poules des siens cette saison en Ligue des champions. Et la liesse, surtout, des joueurs parisiens, se massant tout autour de Cavani pour célébrer avec l’international uruguayen ce but ô combien important. Mercredi soir, le Paris Saint-Germain s’est fait quelques frayeurs, s’est énervé parfois, à l’image de ce geste pur d’antijeu de la part de Grégroy van der Wiel, qui lui aura valu un petit carton jaune. Mais Paris a fait ce qu’il n’avait pas su faire il y a trois semaines, sur sa même pelouse du Parc des Princes, face à Anderlecht (1-1) : gagner, cette fois, aux dépens de l’Olympiakos (2-1) et composter définitivement son billet pour les huitièmes de finale de la Ligue des champions. Avec, en plus, l’assurance de finir premier du groupe C.

Le PSG a donc réalisé son objectif de fin d’année, outre bien évidemment sa volonté de s’envoler le plus haut et le plus vite possible en tête de la Ligue 1. Non sans mal face à un adversaire qui l’avait déjà bien gêné au match aller malgré la lourdeur du score (4-1). Car si Paris s’était mis dans les meilleures conditions dès la 7e minute de jeu et le but – le 39e en C1, le 8e cette saison dans la compétition – de Zlatan Ibrahimovic, consécutif à un excellent centre de Grégory van der Wiel, si son buteur suédois n’a pas manqué sa 100e en Ligue des champions, le club de la capitale n’a dû attendre, finalement, que les derniers instants du temps réglementaire pour se libérer et se défaire de l’étreinte de l’Olympiakos.

Verratti exclu, Lavezzi hors-sujet

Car, à l’image de son serial buteur Mitroglou, l’équipe grecque n’a jamais véritablement lâché. Si l’international hellène ne faisait pas trembler Sirigu (11e, 33e), il avait le mérite d’entretenir la flamme d’un retour, finalement, fièrement brandie par Manolas, heureux bénéficiaire d’un ballon touché par la cuisse de Dominguez, hors-jeu, et repoussé dans ses pieds par Sirigu (80e). Une bonne demi-heure auparavant, Marco Verratti avait quitté les siens pour un deuxième carton jaune (le premier avait été récolté pour une main volontaire), aussi bête qu’inutile (tirage de maillot sur Fuster) et cette sortie inattendue obligeait Laurent Blanc à redistribuer ses cartes, en sortant un Lavezzi très, très maladroit au profit d’un Rabiot très, très incisif lui, à l’image de cette jolie frappe sortie du bout des doigts par Roberto (72e).

Zlatan ? Malgré un coup franc aussi puissant que spectaculaire (51e), le géant scandinave ne jouera pas les sauveurs. C’est Edinson Cavani, d’un pointu parfait, qui évitera aux Parisiens de signer un deuxième nul consécutif et privera, dans la foulée, l’Olympiakos d’une qualification en huitièmes de finale. Si Paris fait étalage de sa technique et de toute sa force en championnat en ce moment, c’est au mental et au forceps, donc, qu’il s’est sorti d’une fâcheuse contre-performance en Ligue des champions. Et à voir les scènes de joie des uns et des autres au coup de sifflet final, plus de doute : il y a du cœur dans ce PSG-là. Signe, s’il le fallait, qu’on n’est pas invincible pour rien.

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A.D.