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Sparta Prague-Monaco: Kovac et Aguilar expliquent pourquoi ils ont continué après les cris racistes

Après la victoire 2-0 de l'AS Monaco contre le Sparta Prague, mardi dans la capitale tchèque, Niko Kovac et Ruben Aguilar se sont exprimés à propos des cris racistes qui ont perturbé la rencontre. Les deux hommes ont justifié le choix de continuer la rencontre.

La victoire 2-0 de l'AS Monaco sur le terrain du Sparta Prague, ce mardi pour le troisième tour de qualification aller de la Ligue des champions, a été terni par des cris racistes entendus dans les tribunes du stade après l'ouverture du score d'Aurélien Tchouaméni. Les joueurs monégasques s'en sont également plaints au coup de sifflet final. "Nous avons gagné, mais le plus important est ce qu'il s'est passé après notre but et à la fin du match", a réagi l'entraîneur croate en conférence de presse d'après-match.

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"Nous sommes tristes et déçus que cela arrive encore au XXIe siècle dans le monde et sur un terrain de football, a ajouté Niko Kovac. Je voudrais que ça s'arrête, car nous sommes tous égaux. Le football est une façon d'unir les gens. Je suis très fier de mes joueurs, parce qu'on a montré une bonne réaction. Certains étaient très en colère. Mais nous étions là pour jouer au football. Je sais que ça fait mal, que c'est difficile à entendre et à comprendre, mais nous devions continuer. Nous avons gagné, et aussi contre le racisme".

"Arrêter un match, c'est compliqué de nos jours"

À la mi-temps, soit quelques minutes après le premier incident, Niko Kovac a fait en sorte de "calme les esprits" dans le vestiaire. "Les mots peuvent frapper beaucoup plus fort qu'un coup de poing. (...) On est une équipe, on se bat ensemble, on est solidaires, on l'a été la saison dernière et on a montré qu'on l'était encore ce soir", a-t-il ajouté.

Le latéral français Ruben Aguilar a aussi évoqué l'incident: "On a été tous solidaires envers lui (Aurélien Tchouaméni, ndlr), mais aussi les autres joueurs de couleur. Ce sont des choses qui n'ont rien à faire dans un stade".

"Arrêter un match, c'est compliqué de nos jours, a ajouté le défenseur. Il aurait fallu sortir du terrain. On était bien dans le match, et on a souhaité continuer, rendre fier Aurélien, qui a activé le mode machine pour leur répondre de la meilleure façon. Je le félicite, parce que c'est un jeune joueur, il a tout son talent. Il a fait une prestation hors-normes".

Julien Absalon avec Clément Brossard