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PSG-Chelsea : Zlatan, la peur du bide

Zlatan Ibrahimovic

Zlatan Ibrahimovic - Crédits photo : nom de l'auteur / SOURCE

Déjà auteur de dix buts en Ligue des champions, Zlatan Ibrahimovic sera encore l’atout offensif n°1 du PSG ce mercredi face à Chelsea. Un stade de la compétition à partir duquel le Suédois s’éteint systématiquement. Cette année encore ?

Les cheveux ont poussé, les épaules se sont élargies et le caractère s’est encore un peu plus affirmé. Depuis ses débuts en Ligue des champions sous le maillot de l’Ajax Amsterdam, le 8 août 2001 face au Celtic Glasgow, Zlatan Ibrahimovic a bien changé. Son amour pour la plus prestigieuse des compétitions européennes est quant à lui resté intact. Enfin, non, il a même grandi au fur et à mesure que les saisons ont défilé et que le Suédois a vu passer les opportunités de soulever le trophée pour la première fois. Plus que jamais, l’avant-centre de 32 ans ne veut donc pas laisser passer sa chance cette année. D’autant qu’il tient peut-être la forme de sa vie avec déjà dix buts inscrits en sept matchs de C1 cette saison (plus 25 en Ligue 1).

« Je me sens très bien, je dois être honnête, avoue-t-il. Je pense que c’est ma meilleure saison, de loin. Physiquement et mentalement, je me sens très fort. Je continue à m’améliorer. Je suis très heureux de la position dans laquelle je joue. Je prends toujours du plaisir avec mon football, l’équipe, le club et la ville. Je veux rendre au PSG et à la ville ce que nous voulions faire quand nous avons signé ici. » Et c’est maintenant que Zlatan, recrue phare du PSG version qatarie à l’été 2012, doit passer aux actes sur la scène européenne.

Trois buts en quart de finale, aucun après

Car « Ibra » traîne derrière lui la réputation d’un joueur qui s’éteint dès que les matches à élimination directe arrivent. Sur ses 42 réalisations en 106 matchs de Ligue des champions (0,39 but par match), sept l’ont été lors des 32 rencontres qu’il a disputées à partir des 8es de finale, soit une moyenne de 0,21 but par match à élimination directe. Un peu inférieur à sa moyenne habituelle, mais moins famélique qu’on le dit. En réalité, ce qui fait tâche, c’est que Zlatan n’a marqué que trois fois en quarts de finale - deux fois avec le FC Barcelone contre Arsenal, en mars 2010 (2-2), puis une fois l’an passé avec le PSG face au Barça (2-2) – et jamais au-dessus.

Un historique, plus que des statistiques, qui n’affole pas Frank Leboeuf, membre de la Dream Team RMC Sport : « C’est un grand joueur. Quand il est arrivé à Paris, j’ai beaucoup entendu dire qu’il n’était jamais présent pour les matchs de Ligue des champions. Mais il a prouvé qu’il était capable, puisqu’il a déjà marqué énormément cette année en Ligue des champions, d’être un grand homme dans les grands matchs. »

Un avis partagé par Grégory Coupet. « J’ose croire que cette année il est encore mieux entouré que les années précédentes, souligne l’ancien gardien parisien. Il a mûri, il a vieilli. Il est encore plus intelligent et même s’il ne marque pas ça n’empêchera pas le PSG de passer. » En plus d’une première qualification dans le dernier carré avec le maillot du PSG sur les épaules, Ibrahimovic a donc l’occasion, lors de la double confrontation face à Chelsea, d’enterrer définitivement l’image de joueur absent des grands rendez-vous qui lui colle à la peau.

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AA avec M.Bo