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PSG : Du mieux en coulisses

De g. à d. : Ancelotti, Ibrahimovic et Nene

De g. à d. : Ancelotti, Ibrahimovic et Nene - -

Après la piteuse défaite face à Rennes en Ligue 1 (1-2), Carlo Ancelotti avait tiré le signal d’alarme. Mais alors que se profile un match crucial, mercredi à Kiev (20h45), avec en vue une possible qualification pour les huitièmes de finale de la Ligue des champions, la tendance semble être à l’apaisement du côté du PSG.

« Tu as trop bu de vodka ». Les mots sont de Carlo Ancelotti en conférence de presse, à l’encontre d’un journaliste confondant Rennes et Saint-Etienne dans une de ses questions. Bien que préoccupé, comme le traduit son attitude particulièrement austère, le Mister s’accorde un peu d’humour. Anecdotique, certes, mais très représentatif de l’ambiance qui règne en coulisses du côté du PSG, oscillant entre tension et apaisement.

Les trois matches sans victoire en Ligue 1 contre Saint-Etienne (1-2), Montpellier (1-1) et Rennes (1-2) ont fait du mal. Particulièrement l’humiliation reçue face à des Bretons réduits à neuf, poussant Ancelotti à employer le mot crise pour évoquer la situation de son club. Pourtant, après un week-end extrêmement tendu, quelques timides signes de réchauffement se font sentir.

La solution Ibrahimovic

En guise de baromètre : le comportement de Leonardo. Depuis lundi, le directeur sportif du PSG se montre beaucoup plus souriant et a même invité Ancelotti à ouvrir intégralement sa séance d’entraînement à la presse, alors que l’entraîneur prévoyait simplement 15 minutes publiques. Une manière de dire que Paris a beau traverser une période sportivement difficile, il n’y a rien à cacher en interne.

D’après nos informations, un élément bien particulier aurait tendance à apaiser les deux dirigeants. Le retour du magicien, Zlatan Ibrahimovic, suspendu lors des deux dernières rencontres de championnat. Avec le Suédois à la baguette, Ancelotti et Leonardo savent leur équipe transfigurée. "Ibracadabra", et le tour est jouée. Pas forcément rassurant à long terme pour Paris, mais nul doute que chacun s’en contentera, le temps de sortir de cette "mini-crise". Quoi qu’il en soit, que ce soit grâce à "Ibra" ou pas, une qualification dès mercredi pour les huitièmes de finale de la Ligue des champions offrira à coup sûr une sacrée bouffée d’oxygène.

Alexis Toledano avec Loïc Briley, à Kiev