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PSG : esprit de conquête, es-tu là ?

Zlatan Ibrahimovic

Zlatan Ibrahimovic - -

Battu il y a quinze jours à Porto dans le choc du groupe A (0-1), le PSG devra rattraper les points perdus sur la pelouse du Dinamo Zagreb, ce mercredi (20h45). Et ainsi prouver qu’il peut se frotter à ce qui se fait de mieux sur le continent.

« Paris n’est pas encore une grande équipe. C’est une bonne équipe, avec quelques très grands joueurs. » Le tacle est signé José Mourinho. Dans les colonnes de nos confrères de France Football, vendredi dernier, l’entraîneur du Real Madrid n’a pas ménagé les Parisiens. Comme quoi, il faudra un peu plus qu’une raclée contre le Dynamo Kiev (4-1) en ouverture de cette Ligue des champions pour se faire une place parmi les meilleures cylindrées européennes. Pour le PSG, qui n’avait plus joué dans la prestigieuse compétition depuis la saison 2004-2005 et une élimination dès les phases de poules, la route est encore longue pour gagner le respect des cadors européens.

Ce n’est sans doute pas une victoire sur la pelouse de Zagreb qui suffira à faire remonter sa côte. Toujours est-il que, sur le plan comptable, les trois points sont vitaux pour continuer à espérer une des deux premières places du groupe. D’autant que les Croates n’ont pas remporté la moindre rencontre depuis le début de la compétition. Pire, la saison dernière, ils ont perdu tous leurs matchs de poule contre le Real Madrid, l’Ajax Amsterdam et Lyon. Et pour ceux qui aiment les statistiques, il suffit d’ajouter que Zagreb reste sur trois revers de rang contre des clubs français, dont un cinglant 7-1 concédé le 7 décembre dernier sur sa pelouse contre Lyon, pour donner un peu plus d’espoir aux supporters du PSG, massivement attendus en Croatie malgré l’absence de billets.

L’exemple Chelsea

Dans les rangs parisiens, on sait que le chemin vers la reconnaissance est encore long. Alors, on se fait petit. « Si on gagnait la Ligue des champions cette année, ce serait une surprise, nous avouait Thiago Motta en début de saison. Nous n’avons que deux ans de vécu en commun. On peut prendre l’exemple de Chelsea qui a eu besoin de sept ans pour la gagner. Le PSG n’était plus habitué aux compétitions européennes ces dernières années. »

Privé de Nene et Sakho, tous les deux blessés, Carlo Ancelotti devrait finalement revoir son habituel tournante pour revenir à une formation plus stable. Car c’est aussi ça, le « nouveau » PSG : même privé de deux cadres, il peut encore aligner une formation compétition. Un premier pas vers la reconnaissance…

PTa