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PSG-Olympiakos : une affaire à conclure

Zlatan Ibrahimovic

Zlatan Ibrahimovic - -

C’est un PSG sûr de sa force qui se présente ce mercredi soir face à l’Olympiakos (20h45) pour décrocher sa qualification en 8e de finale de ma Ligue des champions. Un simple match nul suffira à remplir ce premier grand objectif de la saison parisienne.

La qualification apparaît tellement évidente que beaucoup l’imaginent déjà acquise. Mais la réalité comptable, certes très favorable, vient rappeler au Paris Saint-Germain qu’il n’a pas encore décroché son billet pour les huitièmes de la Ligue des champions. Leader du groupe C, le club de la capitale doit fournir un dernier effort ce mercredi. Pour poursuivre l’aventure dans la prestigieuse compétition européenne, il suffira d’un match nul face à l’Olympiakos, champion de Grèce en titre. Rien d’insurmontable, presque une formalité au regard de la qualité des effectifs respectifs. Sauf que l’excès de confiance n’est pas permis. Alors que la prudence, elle, est de rigueur. 

Une prise de position due, en grande partie, au match nul concédé face à Anderlecht (1-1), le 5 novembre dernier. Ce soir-là, les Parisiens avaient péché par suffisance et manqué cruellement d’inspiration, comme l’a rappelé Laurent Blanc ce mardi en conférence de presse. « On a validé ce parcours, qui est bon, mais qui ne nous garantit pas la qualification pour l'instant. C'est un match important, a martelé celui qui pourrait prolonger son contrat à la tête du club en cas de qualification. Je l'avais déjà dit pour Anderlecht mais vous vous étiez foutu de moi parce que vous disiez : "Il a toujours peur." Malheureusement, le match m'avait donné raison ». De cette rencontre où l’équipe belge l’avait grandement bousculé, Paris a retenu une vraie leçon. Immédiatement mise en pratique avec deux succès glanés en Ligue 1, contre Nice (3-1) et à Reims (3-0).

Invaincu en C1 depuis octobre 2012

Le coach parisien a beau manier la langue de bois sans fausse note, force est de constater que la quiétude se trouve bel et bien dans le camp du club parisien. Car comment l’Olympiakos pourrait faire vaciller le champion de France en titre ? L’équipe du Pirée présente certes un bilan honorable en C1 (deuxième place avec 2 victoires, 1 nul et 1 défaite) et débarque au Parc des Princes avec un attaquant qui marche sur l’eau, Konstantinos Mitroglou (14 buts en championnat et 3 en C1). Mais, cette saison, les fondations de ce PSG-là semblent quasi-inébranlables. « On contrôle davantage les matches. Je pense qu’on est plus forts cette saison, surtout dans la possession de balle, assure le latéral brésilien Maxwell. C’est sans doute la chose la plus similaire avec le Barça. Pour nous, le plus important a été de trouver notre philosophie. L’idée est de bien jouer et de bien défendre. Il a fallu trouver un équilibre. »

Les statistiques plaident de surcroît en faveur des hommes de Laurent Blanc. Cette saison, toutes compétitions confondues, ils n’ont pas perdu un seul match (13 succès et 5 nuls) et peuvent compter sur l’une des attaques les plus prolifiques d’Europe (43 buts inscrits !). En Ligue des champions, la donne est toute aussi impressionnante. Depuis sa défaite à Porto (1-0), le 5 octobre 2012, Paris ne s’est plus incliné et avait été éliminé la saison passée en quarts contre le Barça uniquement en raison d’un moins grand nombre de buts inscrits à l’extérieur (2-2, 1-1). De quoi briguer sérieusement la Coupe aux grandes oreilles ? « Ce n’est pas facile de gagner la Ligue des champions mais, aujourd’hui, on fait partie des cinq équipes capables de le faire, assure Thiago Motta. Quand tout le monde se met au diapason pour défendre et récupérer le ballon, je me dis qu’on a vraiment nos chances. Beaucoup d’adversaires vont souffrir contre nous si on joue ainsi. » La route reste encore longue, mais la piste étoilée laisse toujours aussi rêveur.

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RD avec Loïc Briley