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Real Madrid-Atlético : une finale à dix contre un

Cristiano Ronaldo

Cristiano Ronaldo - -

Les deux clubs de Madrid s’affrontent ce samedi à Lisbonne en finale de la Ligue des champions (20h45). Un match pour lequel le Real, en quête de sa 10e C1, partira grand favori, même si l’Atlético peut rêver d’un doublé historique.

Mieux vaudra éviter de prendre sa voiture ce samedi soir dans le centre de Madrid. Entre les places Cibeles et Neptune, séparées d’environ 200m, où les supporters du Real et de l’Atlético ont l’habitude de fêter leur titre, la circulation devrait être très difficile. Mais l’une de ces deux places sera plus encombrée que l’autre, aux alentours de 23h, lorsque la Ligue des champions aura choisi son camp. Pour la première fois dans l’histoire de la C1, deux clubs d’une même ville s’affrontent en finale. Et c’est donc tout Madrid qui, coupée en deux le temps d’une soirée, aura les yeux rivés vers le stade de la Luz à Lisbonne.

Pour les deux équipes, si le but sera le même, les enjeux seront totalement opposés. Pour le Real, la quête de la fameuse « Decima » (la 10e C1 de l’histoire du club) n’a jamais été aussi proche de se concrétiser. Douze ans après leur dernier sacre, les Merengue n’ont pas le droit de laisser passer cette occasion. « Depuis le premier jour où je suis arrivé, tout le monde me parle de ça, confie Carlo Ancelotti. Je sais la pression qu’il y a sur moi. » Pour sa première année à la tête du Real, l’ancien coach du PSG peut devenir celui qui a réussi là où Manuel Pellegrini et José Mourinho ont échoué avant lui. Et surtout devenir le deuxième entraîneur à remporter trois fois la plus prestigieuses des compétitions de clubs, après Bob Paisley (en 1977, 1978 et 1981 avec Liverpool). Mais en cas de défaite, l’Italien bouclerait une saison que la Coupe du Roi gagnée ne parviendrait à sauver.

Xabi Alonso absent, Diego Costa douteux

Pour concrétiser ce rêve, le Real pourra compter sur sa « BBC » (Bale-Benzema-Ronaldo), un peu bancale ces derniers temps mais qui sera finalement apte. Seul Xabi Alonso (suspendu) manquera à l’appel chez un Real qui peut se targuer d’avoir des statistiques largement en sa faveur contre son voisin, avec 134 victoires (contre 62 défaites) en 252 matchs dans l’historique des confrontations et un bilan favorable cette saison (deux victoires, un nul et une défaite). L’expérience penche aussi largement en faveur du Real, puisque seul David Villa a déjà joué une finale de Ligue des champions du côté de l’Atlético (en 2011 avec Barcelone).

Une comparaison à faire peur, mais qui ne semble pas inquiéter Enrique Cerezo, le président d’un Atlético toujours invaincu sur la scène européenne cette saison : « Je ne sais pas pourquoi mais j’ai un bon feeling, de bonnes sensations ». Tout ce qui manque à son meilleur buteur, Diego Costa, blessé à la cuisse droite et parti se faire soigner en catastrophe à Belgrade avec… du placenta de jument, afin d’être apte pour cette finale. Sans doute l’une des clés pour que l’Atlético, finaliste malheureux il y a 40 ans contre le Bayern (1-1, 4-0), remporte sa première Ligue des champions. Et déplace une nouvelle fois tous ses supporters sur la place Neptune, une semaine après avoir fêté un titre déjà inattendu en Liga.

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Alexandre Alain