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Super League: Infantino freine des quatre fers les sanctions contre les putschistes

Dans un entretien à l'Equipe, le président de la Fifa, s'il condamne le projet de Super league, met aussi en garde l'UEFA qui n'a cessé de brandir la menace de sanctions.

La demi-finale retour entre le PSG et Manchester City a confirmé l'évidence: le vainqueur de la future Ligue des champions sera un des douze clubs putschistes à l'initiative du feu de paille de la Super League, née un dimanche soir et enterrée un mardi soir. et s'il condamne dans un entretien à l'Equipe paru ce jeudi l'initiative de la Super League, les reproches sont un peu plus voilés, mais tout aussi puissants vis-a-vuis de l'UEFA. "Un leader doit aussi se poser la quiestion de comment on en est arrivé là." Et ce qui ne passe pas, c'est particulièrement la menace de sanctions brandie à plusieurs reprises par l'UEFA, et notamment son président Aleksandr Ceferin, qui avait assuré: "Chacun doit assumer les conséquences de ce qu’il a fait et on ne peut pas dire que rien ne s’est passé. Vous ne pouvez pas faire cela et dire : "On m’a puni parce que tout le monde me déteste". Ils n'ont pas de problèmes à cause de qui que ce soit d'autre qu'eux-mêmes. Ce qu'ils ont fait n'est pas correct et nous verrons dans les prochains jours ce que nous devons faire."

Quelques jours plus tard, Infantino met le hola sur d'éventuelles sanctions. "C'est vite dit qu'il faut punir. C'est même populaire - ou populiste - parfois", démine Infantino qui ne souhaite pas que les joueurs, entraîneurs ou fans soient punis aussi. Et il remet même en cause l'autorité de l'UEFA sur le sujet, se défaussant sur les fédérations: "Il appartient en premier lieu aux instances nationales, ensuite aux Confédérations, dans ce cas l'UEFA, et seulement après à la FIFA de prendre les mesures approppriées", explique Infantino, qui dit aussi préférer "le dialogue au conflit".

https://twitter.com/pierrekoetschet Pierre Koetschet Journaliste RMC Sport