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Wenger : « La progression de Thauvin dépend de son mental »

Arsène Wenger

Arsène Wenger - -

En très grande forme en championnat, Arsenal reçoit ce mardi Marseille en Ligue des champions. L’occasion pour Arsène Wenger d’évoquer la forme de son équipe mais aussi les Frenchies, Olivier Giroud et Florian Thauvin.

Arsène, vous affrontez mardi l'Olympique de Marseille, déjà éliminé et qui n'a plus rien à perdre...

Ca les rend plus dangereux parce qu’ils ont de la qualité et retrouvent la confiance, après leurs deux derniers matches gagnés contre Sochaux et Ajaccio. Paradoxalement, c’est nous qui avons la pression alors que nous avons 9 points et qu’eux n’en ont pas. Mais c’est logique puisque nous entrons dans la phase décisive avec les deux dernières rencontres en phase de groupes de C1.

Comment jugez-vous la progression du jeune Florian Thauvin ?

C’est un transfert surprise pour moi. On le suivait aussi, et nous nous étions intéressés à lui avant qu’il ne parte à Lille. Pour moi, c’est l’un des grands espoirs du football français. Il va aller plus haut, il n’a que 20 ans. Après, sa progression, elle ne dépend pas de son talent, mais je dirais qu’elle dépend de son mental. On pourra dire que pendant la période transferts, il a été à la fois très fort, mais aussi on peut questionner son mental par rapport à l’attitude qu’il a eu par rapport à Lille. L’avenir nous le dira…

Même si Arsenal ne joue toujours pas bien, vous arrivez désormais à vous imposer. Avez-vous enfin trouvé la bonne formule ?

On réussit mieux, on a plus de maturité, surtout défensivement. On arrive mieux à négocier les temps faibles ces derniers temps. Puis on profite également des erreurs des adversaires quand elles se présentent. Je pense qu’on joue moins bien parce que les adversaires s’organisent afin de contrecarrer notre jeu. C’est là-dessus qu’on doit progresser. A nous d’imposer notre jeu même si nos adversaires sont bien organisés et nous pressent beaucoup. Il nous reste encore à améliorer nos phases offensives.

Giroud semble avoir franchi un palier cette année. Qu'est-ce qui a changé cette saison pour lui par rapport à la saison dernière ?

Je trouve qu’il a progressé dans la justesse technique, dans sa relation avec les autres, et dans sa finition, il maîtrise mieux les petits pas, il maîtrise mieux ses remises. Je trouve qu’il a trouvé un bon équilibre entre l’obsession de marquer comme tous les attaquants qui est nécessaire, mais aussi les moments où il faut faire jouer les autres. Quand on arrive dans un grand club, on sait que l’on va être jugé sur le nombre de buts marqués. Les attaquants savent très bien que c’est très important.

Après la qualification des Bleus pour le Mondial 2014, vous avez certainement retrouvé des joueurs tricolores soulagés et motivés...

Vous savez, ce n’est pas facile de revenir d’une période comme ça, avec la culpabilité qu’il y aurait eu dans leur tête s’ils avaient manqué la qualification. Le fait de voir tous leurs partenaires dans un vestiaire aller à la Coupe du monde et que toi, tu n’y vas pas, ça n’aurait pas été facile à gérer pour eux. Donc c’est surtout un énorme soulagement. Je pense d’abord à eux, mais aussi à toute la France comme on l’a vécu mardi soir.

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Propos recueillis par Philippe Auclair