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Zénith-OL: Bourreau du PSG il y a 15 ans, Semak n'est plus le même homme

Aujourd'hui entraîneur brillant du Zénith Saint-Pétersbourg, qui affronte Lyon mercredi en Ligue des champions (18h55, en direct sur RMC Sport 1), Sergei Semak a marqué l'histoire du PSG il y a 15 ans lors d'un triplé inscrit face au club français, qu'il avait rejoint quelques semaines plus tard. L'aventure s'était déroulée sur une sorte de malentendu.

C'était il y a quasiment quinze ans: le 7 décembre 2004, Sergei Semak, alors milieu du CSKA Moscou, avait marqué trois fois et éliminé à lui tout seul le PSG (3-1) qui pouvait encore espérer se qualifier pour les 8es de finale en cas de succès. Mercredi, pour sa causerie avant le match entre le Zénith Saint-Pétersbourg et l'OL, mercredi (21h, en direct sur RMC Sport 1), le technicien âgé de 43 ans pourra s'inspirer de cet épisode glorieux de sa carrière car l'OL, comme le PSG il y a quinze ans, peut voir la phase finale s'il s'impose mercredi.

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Mais pas sûr qu'il raconte à ses joueurs la suite: recruté dans la foulée de son exploit individuel par le club de la capitale, jamais il n'a réussi à s'y imposer, jusqu'à son retour au pays en février 2006. Trop discret, timide, le milieu international a joué 29 matches, pour un seul but, avec le PSG. Peut-être aussi le saut était-il trop grand pour ce joueur attaché à ses racines, qui revendique régulièrement venir se ressourcer dans le monastère où son frère, ex-footballeur professionnel, est moine.

Le soir de son fameux triplé face au PSG au Parc des Princes avec le CSKA Moscou, le 7 décembre 2004
Le soir de son fameux triplé face au PSG au Parc des Princes avec le CSKA Moscou, le 7 décembre 2004 © AFP

"L'acclimatation, l'ignorance de la langue et le chassé-croisé des entraîneurs"

A sa décharge, le PSG pré-qatari était à l'époque plongé dans une crise perpétuelle. Vahid Halilodzic, l'entraîneur qui l'avait fait venir, a été limogé quelques jours après la signature de l'ex-capitaine du CSKA. Le successeur du Bosniaque, Laurent Fournier, a tenu moins d'un an. "L'acclimatation, l'ignorance de la langue et le chassé-croisé des entraîneurs", expliquait récemment Sergei Semak dans un entretien au site sportif Championat.com pour justifier son échec parisien.

Avec le maillot du PSG, ici face à... Blaise Matuidi, alors à Troyes, en janvier 2006
Avec le maillot du PSG, ici face à... Blaise Matuidi, alors à Troyes, en janvier 2006 © AFP

La faute aussi à une incompréhension sur son poste, sûrement causée pas son fameux coup du chapeau au Parc des princes: au PSG, Semak a joué quasiment meneur de jeu alors que c'est en milieu récupérateur qu'il a glané quatre titres de champion de Russie une fois rentré au pays, avec le Rubin Kazan puis le Zénith.

Il a adoré les supporters et les PSG-OM

De ce séjour en France, Semak dit retenir les "fantastiques supporters" du PSG et l'ambiance des PSG-Marseille de l'époque. Mais s'il ne renie pas "cette expérience significative sur le plan humain et sportif", l'éphémère Parisien reconnaît en souriant qu'il "doute être resté très populaire" chez les amoureux du club.

Des débuts réussis comme entraîneur

Semak, le joueur, a pris sa retraite en 2013. A suivi Semak l'entraîneur, d'abord comme adjoint d'André Villa-Boas au Zénith, puis notamment de Fabio Capello en sélection russe. En décembre 2016, ce père de huit enfants, végétarien qui revendique ne plus boire une goutte d'alcool, a obtenu son premier poste d'entraîneur en chef à Oufa, nouveau venu en première division qu'il emmène pour la première fois de son histoire en Coupe d'Europe.

Un bon début confirmé au Zénith: pour sa première saison au club, Semak a ramené en mai dernier un titre de champion qui fuyait depuis quatre ans l'équipe de Saint-Pétersbourg, devenant au passage le premier champion de Russie en tant que joueur puis entraîneur. Une carrière bien partie, très loin de la France.

AFP