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Liverpool: Après Carragher, El-Hadji Diouf allume Gerrard

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Hallucinant. El-Hadji Diouf est tout bonnement hallucinant. Dans une interview accordée à So Foot, l’ancien joueur de Liverpool dézingue littéralement ses anciens coéquipiers Jamie Carragher et Steven Gerrard. Entre prétention affichée et insultes gratuites sur deux légendes des Reds, Diouf s’est complètement lâché. Morceaux choisis.

Alors que Jamie Carragher et El-Hadji Diouf se sont échangés des amabilités en décembre dernier et qu’El-Hadji Diouf l'avait fait quelques mois auparavant avec Gerrard, l'ancien attaquant du RC Lens a profité de son interview dans le dernier So Foot pour en remettre une couche. Mais cette fois, c’est sans filtres. Et ça décoiffe !

Carragher pour s’échauffer

« La différence entre Jamie et moi, c'est que je suis un joueur de classe mondiale, et lui une merde ! a-t-il lâché cash. Le genre de merde qui va pondre un livre dans lequel je serai encore cité. Moi dans mon livre, il n'aura pas le droit à une phrase car c'est un putain de loser. »

Captain’ Gerrard face à une mutinerie

« Ce que je représente pour le Sénégal, il n'en représentera jamais le centième pour l'Angleterre, poursuit-il au sujet de Steven Gerrard. Il n'a jamais rien fait en Coupe du monde ou à l'Euro. Quand je suis arrivé à Liverpool, comme je faisais ce que je voulais, il trouvait que je ne respectais pas le club. Mais lui, il a carrément tué son équipe en glissant contre Chelsea (lors du match qui aurait dû celui du titre de champion d’Angleterre en fin de saison passée, ndlr). Si Liverpool n'a jamais gagné la Premier League (depuis 1990), ce n'est pas un hasard. »

Ballon d’Or de la modestie

Pour conclure, Diouf ne pouvait s’empêcher de parler… de lui-même ! Et de laisser une fois encore la modestie aux vestiaires. « Je suis le plus grand sportif sénégalais de tous les temps. Qui a fait mieux que moi dans le sport sénégalais ? Qui ?, s’interroge à haute voix le double Ballon d’Or Africain (2001-2002). On ne traite pas le meilleur joueur comme on gère les plus mauvais. Chaque chose a son prix. Moi, j’étais un joueur exceptionnel. (…) Le football, c’est de l’art. Les autres joueurs s’arrêtent tous pour me regarder parce que je donne du plaisir. Entrer sur le terrain, faire une passe que personne n’a vue, se lancer dans un tour d’honneur sous les applaudissements... Puis voir qu’à la sortie du stade, mon maillot est trois fois plus cher que les autres... » Comme sa tête, elle aussi au moins trois fois plus grosse que celles des anciennes gloires du ballon rond….

B.Duguine