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Matsui au plus près des sinistrés

Daisuke Matsui joue avec des enfants victimes du séisme de Sendai

Daisuke Matsui joue avec des enfants victimes du séisme de Sendai - -

Le club grenoblois a permis à son joueur de rentrer chez lui au Japon afin de jouer, à Osaka, un match de bienfaisance pour venir en aide aux populations déplacées après le tremblement de terre meurtrier de Sendai. Récit.

Pendant 10 jours, Daisuke Matsui a quitté la France et le club de Grenoble (L2) pour venir en aide aux populations déplacées suite au tremblement de terre meurtrier (10 000 morts) qui a dévasté le nord-est du Japon le 11 mars dernier. Le milieu international du GF38 a joué avec sa sélection un match de bienfaisance, le 29 mars à Osaka. Les Blue Samouraï, entrainés par l’ancien coach du Milan AC, Alberto Zaccheroni, ont battu une sélection de J-League, la D1 nipponne (2-1). « Au début du match les spectateurs étaient tristes, mais au fur et à mesure on a joué à fond et le public l’a senti », raconte le milieu offensif de 29 ans. A la fin du match, les joueurs se sont retrouvés au milieu du terrain, avant de lever la tête vers les cieux. Quelques jours plus tôt, Matsui était à Kyoto, sa ville natale, où il passa du temps avec sa famille. A cette occasion, on le vit participer à des séances d’entraînement et de dédicaces avec des enfants de foyers sinistrés. « J’ai rassemblé les enfants et j’ai fait un mini stage de foot, j’ai vu qu’ils avaient retrouvé le sourire. »
L’ancien joueur du Mans et de Saint-Etienne, arrivé à Grenoble en 2009, a bénéficié de la compréhension de son entraîneur. « On l’a laissé partir 10 jours, c’était une évidence, explique Yvon Pouliquen. Avant de partir, il suivait l’actualité de son pays sur internet la nuit, on lui avait aménagé les entrainements, avec des séances légères le matin. »

Le soir du séisme il marque contre Vannes

Le soir du séisme, Grenoble, relégable, joue à Vannes pour le compte de la 27e journée de L2. L’entraîneur demande à son joueur s’il se sent apte à jouer. « Ça ira coach », lui répond-il. Ça a été si bien que le Japonais a marqué le but de l’égalisation (1-1)… « L’intermède dans son pays lui a certainement fait du bien, il a vu les siens, il a retrouvé la sélection, mais avec Daï, ça va toujours bien », dit admiratif Pouliquen. Matsui, symbole de la fameuse résilience japonaise face aux mauvais coups du sort.

Louis Chenaille (avec E.J. à Grenoble)