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Mexique: un footballeur amputé d'une jambe après avoir été électrocuté

Rodrigo Alain Cuevas, attaquant de troisième division mexicaine, a dû être amputé de la jambe gauche après une électrocution causée par un accident domestique.

Dans un long message sur Facebook, Rodrigo Alain Cuevas voit le verre à moitié plein: "Grâce à Dieu, je vais bien. Je suis en vie, et c'est le plus important". Mais cet attaquant d'un club de troisième division mexicaine, Ciervos Chalco FC, a vu sa carrière s'arrêter brutalement. À cause d'un accident domestique grave survenu le 21 janvier, ce jeune homme a dû être amputé de la jambe gauche.

"J'ai reçu une décharge électrique qui est entrée par la tête et qui est sortie par le pied gauche", a expliqué mercredi le footballeur, dont le membre inférieur a été brûlé au troisième degré.

À cause de la pandémie qui malmène le système médical, les hôpitaux de la ville de Mexico, remplis à cause du Covid-19, n'ont pas pu le prendre ne charge. "Grâce à un contact, j'ai été transféré par ambulance à Culiacan", raconte-t-il. Mais l'opération n'a pu avoir lieu que trois jours après l'accident. 

"Cela l'éloigne des terrains mais pas de l'équipe"

"Le chirurgien et les docteurs ont été honnêtes et directs avec moi et mes parents, poursuit-il. Au début, mes parents ne voulaient pas. Ils voulaient un second avis, parce qu'ils savent ce que le football représente pour moi. Mais les docteurs ont dit qu'il n'y avait pas le temps. (...) J'ai pensé à des milliers de choses, à ce moment-là. J'ai pensé à la fin de ma carrière, qui a été courte, aux sacrifices que j'ai dû faire pour arriver à un niveau professionnel".

Son club a réagi dans un communiqué: "Le club du Ciervos FC avons été proches d'Alain à chaque moment de cette épreuve difficile. La priorité a toujours été de préserver sa vie, de l'accompagner, de l'aider, de le respecter et de le soutenir à chacune des décisions difficiles et courageuses qu'il fallait prendre. (...) Cela éloigne Alain des terrains, mais pas de l'équipe. Nous l'accompagnerons comme s'il était de la famille".

JA