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"Nous sommes juste des vaches à lait", la nouvelle charge de Rapinoe contre sa fédération

Vedette du dernier numéro du magazine InStyle, la joueuse américaine Megan Rapinoe évoque son combat pour l'égalité salariale dans le football. Et allume une nouvelle fois sa fédération, qui ne respecte selon elle ni les femmes, ni les hommes, dans sa quête de recettes toujours plus importantes.

Elle est de retour. Star de la dernière Coupe du monde, et même de l'après-compétition en se muant en porte-parole des joueuses américaines pour revendiquer l'égalité salariale, Megan Rapinoe s'était fait plus discrète ces dernières semaines. C'était, il faut croire, pour mieux préparer sa nouvelle charge.

Alors que les Américaines, qui ont intenté un procès contre leur fédération, passeront au tribunal le 5 mai 2020, l'attaquante aux cheveux roses a évoqué ce combat dans le dernier numéro du magazine InStyle, où elle partage la couverture avec sa compagne basketteuse Sue Bird. Fidèle à sa réputation, elle ne mâche pas ses mots.

"Les hommes méritent également d'être mieux payés"

"Nous sommes fatiguées de ne pas être respectées, souffle Rapinoe. Ce n'est même plus une question d'égalité salariale, mais de ce que nous valons, et ce qui est juste. On entend toujours: 'Oh, mais c'est ce que vous méritez, vous devriez être contentes'. Eh bien non, figurez-vous que personne n'est satisfait."

Rapinoe va même jusqu'à inclure l'équipe nationale masculine dans sa lutte. "Je le dis depuis longtemps, je pense que les hommes méritent également d'être mieux payés, poursuit la joueuse. Je ne crois pas que la fédération soit sexiste de manière aussi flagrante. Si les dirigeants ne nous (les femmes) payent pas à notre juste valeur, alors ils ne les (les hommes) payent certainement pas à leur juste valeur non plus. Tout ça est mal géré. Nous ne sommes pour eux que des vaches à lait..."

CC