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OL: un ex-entraîneur des jeunes féminines mis en examen pour agression sexuelle

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Un ancien membre du staff du centre de formation de la section féminine de l'OL a été mis en examen pour agression sexuelle par personne ayant autorité. Il est soupçonné d'avoir eu un comportement pénalement répréhensible avec une joueuse de 15 ans.

Un ex-entraîneur assistant de la section féminine du centre de formation de l'Olympique Lyonnais a été mis en examen pour "agression sexuelle par personne ayant autorité" et placé sous contrôle judiciaire, révèle L'Équipe dans son édition de vendredi. Cet homme de 33 ans avait été placé en garde à vue mardi 13 août, dans le cadre d'une enquête préliminaire ouverte par le parquet de Lyon en septembre dernier. Les investigations portaient sur des soupçons de "propositions sexuelles à mineures de 15 ans" qui seraient survenues entre septembre 2017 et mai 2018.

Selon le journal, le suspect a reconnu lors de sa garde à vue avoir "entretenu une relation sentimentale" avec une adolescente âgée de 15 ans. Il aurait aussi avoué avoir échangé plusieurs "baisers" et également admis des "caresses à caractère sexuel à une reprise". Il se défend en assurant que la joueuse était "consentante". Ces confidences ne mettent pas un terme au travail des enquêteurs, qui veulent être certains qu'il n'existe pas d'autres potentielles victimes.

L'OL avait fait un signalement

L'existence de cette enquête préliminaire a été révélée début juillet par Mediapart. Dans un témoignage, une jeune fille affirmait avoir été écartée du centre de formation de l'OL après avoir dénoncé un comportement inapproprié de cet éducateur. Son récit évoquait notamment une visite de cet homme dans la chambre des jeunes filles, durant laquelle il se serait "glissé sous la couette" et aurait "fait circuler sa main".

L'Olympique Lyonnais avait réagi avec un communiqué, dans lequel il expliquait avoir effectué un signalement "de sa propre initiative" auprès du procureur de la République et souligné que l'homme soupçonné des faits avait "quitté immédiatement le club". L'OL en avait profité pour dénoncer un "chantage" et avait assuré que la jeune fille n'était "pas la personne concernée par les faits évoqués" et que son départ du club n'était donc lié qu'à des "considérations sportives".

Le délit d'agression sexuelle par personne ayant autorité est punie de sept ans d'emprisonnement et 100.000 euros d'amende, selon l'article 222-28 du code pénal. La peine maximale se porte à dix ans de prison ferme et 150.000 euros d'amende lorsque les faits se produisent sur un mineur de 15 ans.

Julien Absalon