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OL: une baisse d'activité de 20% mais de quoi "voir venir" dans la trésorerie

Malgré l'effondrement de ses recettes en raison des restrictions sanitaires, OL Groupe assure pouvoir "voir venir" puisqu'il disposait, à la fin du mois d'octobre, de 156 millions d'euros de trésorerie.

OL Groupe fait le bilan de ses finances. Fortement touché par les restrictions sanitaires, la holding de l'Olympique Lyonnais a vu son activité chuter de 20% au premier trimestre de son exercice décalé. Sur la période juillet-septembre, OL Groupe a réalisé un revenu total de 101,6 millions d'euros, contre 126,4 millions un an plus tôt, selon un communiqué publié ce jeudi.

Billetterie, droits TV, partenariats, ventes de produits dérivés et organisation d'évènements ont généré pour 51,1 millions d'euros de recettes (-12%).

Effondrement des recettes de billetteries

Crise sanitaire oblige, les billetteries ont été fortement impactées et ont vu les recettes s’effondrer (-88%). Pas de bonnes nouvelles non plus pour le trading de joueurs, l'autre source de revenus de l'OL, qui a reculé de 26%, à 50,5 millions d'euros. Pour le directeur général Thierry Sauvage, ces résultats attestent toutefois de la "résilience" de l'entreprise.

Pour ce qui est des cessions de joueurs, le montant encaissé au premier trimestre est, selon lui, "conséquent": "On a bien joué le coup en faisant sortir dans un premier temps les joueurs dont on ne voulait plus et en attendant pour les joueurs plus valorisés". "Il est très possible", selon lui, "qu'il y ait un rattrapage (des sommes tirées du trading) en fin de saison car on a gardé nos gros joueurs", a indiqué M. Sauvage, en reconnaissant que leurs valorisations pourraient être moindres que par le passé, en raison de la crise sanitaire.

156 millions d’euros de trésorerie

Le Groupe OL ne va pas pour autant tirer la sonnette d’alarme puisque à la fin octobre, le groupe disposait de 156 millions d'euros de trésorerie. "Un montant qui nous permet de voir venir", a commenté M. Sauvage. "Dans une période difficile, le nerf de la guerre, c'est plus la trésorerie que le chiffre d'affaires", a-t-il relevé, en confirmant que, "pour le moment", le groupe maintenait en l'état tous ses projets de développement, y compris la construction d'une grande salle polyvalente à proximité de son stade de Décines-Charpieu.

ALR avec AFP