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En colère, les clubs de Premier League se rebellent contre le rachat de Newcastle

Selon les informations du Guardian, les clubs de Premier League ont demandé une réunion d'urgence aux instances du football anglais pour comprendre pourquoi le rachat de Newcastle par un fonds d'investissement saoudien a été validé.

Newcastle, actuel 19e de Premier League, est entré dans une nouvelle ère. Détenu pendant quatorze ans par l'homme d'affaires britannique Mike Ashley, le club a été racheté jeudi par un consortium mené par le fonds d'investissement saoudien, PCP Capital Partners, pour la coquette somme de 300 millions de livres (environ 353 millions d'euros au cours actuel). La deuxième tentative aura donc été la bonne pour les Saoudiens, qui avaient déjà tenté d’acquérir les Magpies durant l’été 2020. Fêtée par des milliers de fans à coups de chants et de fumigènes devant le Saint-James' Park, la fin de ce feuilleton n’a pas été aussi bien accueillie par les organisations internationales de défense des droits humains.

Une réunion d'urgence demandée

Avant même l'officialisation de la vente, Amnesty International avait appelé la Premier League à durcir les critères pour pouvoir investir dans un club, "au lieu de permettre à des personnes impliquées dans de graves violations des droits humains d'entrer dans le football anglais simplement parce qu'elles ont les poches pleines". Cette révolution ne plaît pas non plus aux dix-neuf autres clubs engagés cette saison en Premier League. Selon les informations du journal britannique The Guardian, ils ont demandé une réunion d’urgence la semaine prochaine aux instances du football anglais pour comprendre pourquoi ce rachat a été validé.

Deux dirigeants de la Premier League, Richard Masters et Gary Hoffman, ont reçu des plaintes de clubs qui n'avaient visiblement aucune idée que Newcastle allait être repris dès cette semaine. Certains ont directement appris la nouvelle dans les médias et ont reçu la confirmation de la Ligue par mail. Ils craignent que le prestige de leur championnat soit sérieusement détérioré avec l'arrivée de ce fonds saoudien, alors que Ryad et le prince prince héritier Mohammed ben Salmane sont accusés de violer les droits humains. A en croire le Daily Mail, le patron de Tottenham, Daniel Levy, aurait même essayé d’empêcher le consortium saoudien de s’associer à un sponsor lucratif.

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RR